mardi 27 octobre 2015

Mon (ancien) médecin et le végétalisme : une honte !

Voici un article que j'ai rédigé il y a quelques mois (juin 2015) que j'avais oublié de publier :

J'ai toujours eu un peu de mal avec mon médecin, je l'ai toujours trouvée hautaine et antipathique. Bon, je ne vais pas chez le médecin pour boire le café et me faire des amis donc je m'en contentais (d'autant que j'habite juste à côté). Hier soir, je suis allé la voir car je souhaitais (entre autres) obtenir une ordonnance pour un bilan sanguin complet. J'avais rendez-vous à 19h, je suis passé à 19h50 mais ça c'est pas très grave. Non, le plus grave c'est ce qui s'est passé dans le cabinet.

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Aussitôt rentré chez moi j'ai noté la conversation afin de la restituer le plus fidèlement possible. Voici ce qui s'est passé (les réflexions en italique sont les miennes, lors de la rédaction de cet article) :


- Qu'est-ce qui vous amène ?
- Je voudrais une ordonnance pour un bilan sanguin complet, vitamine B12, fer, calcium, etc.
- Pour quelle raison ?
- Je suis végétarien depuis 10 ans et depuis quelques mois, je suis en train d'arrêter de manger des œufs et du lait, de devenir végétalien en fait.
- Ah oui... ça commence à faire beaucoup là ?
- Comment ça beaucoup, qu'est-ce que vous voulez dire ?
- Hé bien vous savez, il peut y avoir des carences avec un régime comme celui-ci

En partant me faire examiner

- Je ne vois pas pourquoi, la seule "vraie carence" d'un végétalien c'est la vitamine B12 qu'il faut prendre en plus. À part ça, les végétaliens mangent mieux que les autres (je voulais dire les carnivores) et sont en très bonne santé.
- Ah oui mais ça c'est ce que les végétaliens disent pour que vous les rejoigniez (je vous jure, elle est véridique cette phrase !)
- Vous savez, je reviens d'une conférence où il y avait 1000 personnes (je parlais de cette conférence) dont la moitié sont végétaliennes (à la louche, je pense que je n'étais pas loin), tout le monde semblait être en bonne santé.
- Vous avez fait 10 ans d'études ? (pareil, c'est ce qu'elle m'a dit mot pour mot, et c'était pas la première fois qu'elle me sortait ça)
- Non mais ça fait 10 ans que je lis des choses à ce sujet donc je connais un peu quand même quoi (j'essayais de ne pas être sarcastique, difficile...)
- Et les protéines ?
- Les protéines je trouve tout ce qu'il faut dans ce que je mange

De retour à son bureau

- Et vous mangez quoi ?
- Comment ça je mange quoi ?
- Hé bien ce midi vous avez mangé quoi par exemple
- Peu importe, j'ai une alimentation suffisamment variée (j'avais mangé une énorme plâtrée de pâtes, pas très diététique). Je mange des légumes, des légumineuses, beaucoup de choses à base de soja, etc.
- Oui, mais ce n'est pas parce que les vitamines/minéraux sont là qu'ils s'assimilent de la même façon dans le corps. Le fer, par exemple, ne s'assimile pas de la même manière s'il vient de la viande ou d'un végétal (et alors ?)
- Mais vous savez, ma femme a le même régime que moi depuis 10 ans, elle n'a pas de problème, mon fils également
- Ah... votre fils aussi ?
- Oui, on lui donne juste un yaourt à chaque fin de repas, sinon il a le même régime que nous
- Et vous en avez parlé avec votre pédiatre ?
- Oui, et à lui ça n'a jamais causé aucun problème.
- ...


Je m'arrête là, le reste ne concernait plus le végétarisme. En tout cas, depuis, j'ai changé de médecin. C'est pas possible d'entendre les bêtises pareilles, j'ai eu droit à tous les clichés, il ne manquait plus qu'un "et vous ne pensez pas qu'une carotte ça souffre quand on l'arrache de la terre ?"...

PS : J'ai reçu les résultats de mon analyse de sang peu après : aucune carence, comme prévu...

vendredi 1 mai 2015

Reportage médiocre d'envoyé spécial "Peut on vivre sans consommer de l'animal ?"

J'attendais avec impatience le reportage d'envoyé spécial "Peut on vivre sans consommer de l'animal ?". Je ne pensais pas être autant déçu par envoyé spécial... Voici mes remarques sur ce reportage :

vegan.pngL'introduction

Le journaliste nous donne des chiffres sur la consommation de viande, ce sont des chiffres intéressants et sert d'introduction au sujet :

"Vu tous ces chiffres, j'ai décidé de tenter une expérience pendant 45 jours : me passer de produits issus d'animaux".

OK, ça commence plutôt bien...

Premier jour

Rendez-vous chez un nutritionniste pour se peser, se mesurer, voir son niveau de cholestérol, de graisses, etc. En sortant, le journaliste dit tout de même ça :

"Des céréales, des lentilles, des pois chiches et du soja : voila mon menu dans les prochains jours"

Euh, OK mec mais c'est pas que ça un régime végane -_-

Suit une intervention intéressante d'une végane qui lui explique à quel endroit de la maison / dans quels produits on trouve des produits issus de l'exploitation animale, ça c'était plutôt pas mal.

Septième jour

Oui, on passe directement au septième jour, sans aucune mention de sa nourriture (ce que est pourtant le changement le plus important quand on devient végane).

Bref, on part pour une visite d'un abattoir. C'est là qu'on commencé les absurdités : d'abord, on y voit un abattoir super clean, avec une seule vache à l'intérieur, pas un bruit, tout est propre et calme (c'est pas ça les abattoirs hein). Et les mots du responsable :

"La vache, il faut la démonter et puis vendre les petits morceaux, les vendre ou les faire éliminer"

Au moins le mec il est honnête. Aucune éthique, aucune compassion, aucun sentiment mais honnête. Ensuite, on passe directement de l'image de la vache dans son box à sa carcasse. À aucun moment on ne voit son abattage, sa détresse, ses cris, la violence des employés (qui est courante dans tous les abattoirs), bref, rien de choquant quoi. Même quand on voit la séance de l'éviscération, aucune goutte de sang n'est montrée à l'écran.

Et la dernière perle de cette séquence :

Journaliste : "En quoi sont transformés les morceaux invendables pour la viande"
Responsable : "Je ne sais pas"

Non mais sérieux quoi... On va te croire que tu sais pas.

Bon, suite à cela, le journaliste fait son boulot, il essaye de voir en quoi sont transformés tous ces rebuts. Au final, on a juste le droit de voir la poudre et la graisse générées avec ces rebuts (dans un beau bureau et dans des belles assiettes hein, pas sur la chaîne de transformation dans l'usine).

La vraie partie intéressante de cette séquence est l'aveu du directeur qui dit qu'une distanciation entre l'animal et le produit fini est absolument nécessaire, que si les clients n'ont pas cette distance imposée, une réaction de rejet serait obligatoire. C'est pas nouveau, mais ça fait toujours du bien d'entendre des "aveux" dans la bouche de ces personnes.

Seizième jour

Toujours aucune mention de ses repas...

Cette partie est, selon moi, la seule de vraiment valable dans ce reportage : le journaliste a rencontré l'auteur de la vidéo (en caméra cachée) qui montre le traitement et les abus concernant les poussins à détruire dans un couvoir de Bretagne. Cette vidéo de L214 avait fait assez de bruit sur Internet et à la télé quand elle a été publiée.

PS : En attendant, sachez que l'Allemagne a décidé d'interdire le broyage des poussins. Quelle belle avancée !

Trente-huitième jour

Voila, on est au milieu du reportage et tout ce qui est intéressant est passé... Le reste du reportage est dédié au traitement des serpents et des crocodiles vendus par le Vietnam pour les peaux.

Alors je passe sur le journaliste qui trie ses légumes dans l'avion (il existe des repas complets végétariens/véganes dans les avions hein mec...). Une des plus grosses idées reçus sur la bouffe végéta*ienne c'est que ça ne consiste qu'en trier les légumes d'un plat en laissant de côté la viande / le poisson. Putain mais c'est pas du tout ça, et l'autre il tombe en plein dans le cliché quoi...

Bref, je reviens au sujet. Pourquoi le mec va au fin fond du monde pour nous montrer les conditions de vie et de mort des serpents et des crocodiles ?! C'est pas qu'on s'en fout ou que c'est davantage acceptable mais

  1. tout le monde sait que le Vietnam et la condition animale ça fait deux, mais surtout,
  2. ça ne va concerner personne ! Les vieilles salopes qui achètent un sac en peau de serpent ou un manteau de fourrure ne vont pas changer leurs habitudes ou leur façon de penser avec à un reportage de 30 minutes, et enfin,
  3. il y avait tellement à montrer sur ce qui se passe en France. Pas sur les serpents ou les crocodiles, mais sur les vaches, les cochons, les lapins, les poules : tous les animaux de chez nous ; sur les abus dont ils sont victimes quotidiennement partout en France, près de chez nous...

Et conclusion de cette séquence :

"Voila 40 jours que j'ai commencé mon expérience et je dois avouer que j'ai trouvé le temps long"

Que voulez-vous répondre à ça...

Quarante-cinquième jour

Là, on arrive à la connerie la plus grosse du reportage :

Dans un premier temps, le journaliste retourne chez le nutritionniste. Le mec a perdu 2 Kg, il a perdu du mauvais cholestérol, il a perdu de la graisse, mais malgré ça, le "nutritionniste" lui sort :

"Je vous conseille de reprendre vos habitudes alimentaires"

Mais WTF quoi !

Ah et aussi :

"Il faut moins manger de viande mais mieux manger de la viande"

Ah ouai OK, c'est sûr que ça change tout pour l'animal dans l'assiette... Comme dit très justement par RecSalome sur Twitter : "Continuer à manger de la viande, mais manger mieux" c'est comme "battre sa femme, mais la frapper moins fort".

Et enfin, le pire de tout en guise de conclusion, le journaliste va chez le boucher :

Journaliste : "c'est vrai que j'ai un peu hâte"
Boucher : "ça fait combien de temps sans manger de viande ?"
J : "1 mois 1/2"
B : "1 mois 1/2 !!?? c'est pour ça que vous êtes tout blanc donc..."

Et après avoir bouffé un bout de viande, le journaliste sort :

"Ça valait le coup d'attendre un mois 1/2"

Ah oui, et il a quand même le culot d'ajouter en phrase de conclusion :

"L'expérience m'a réellement changé".


Putain mais quel foutage de gueule ce reportage quoi ! Aucun un mot sur la souffrance animale, aucun mot sur l'alimentation extrêmement riche des véganes (surtout quand on voit à quel point sont délicieux les restos véganes de Paris). Le journaliste qui "a été réellement changé" n'attends qu'une chose : pouvoir re-manger sa barbaque à la première occasion.

Enfin bref, je ne sais pas vraiment si le reportage était fait pour faire prendre conscience aux téléspectateurs qu'il faut faire attention aux animaux, mais si c'est le cas, c'est complètement raté. C'est juste l'expérience personnelle d'un journaliste qui n'en a rien à foutre des animaux et qui voulait juste profiter d'un petit voyage gratuit au Vietnam...

Une honte !

dimanche 23 novembre 2014

À la SPA, on sauve les chiens mais on mange les cochons...

La SPA de Velaine en Haye (SPA Lorraine) organisait sa soirée annuelle en faveur des animaux. Je ne vais pas m'étendre sur la soirée en elle-même. Personnellement, je déteste de genre de soirée/bal où on nous passe uniquement des musiques des années 80 en boucle (Claude François, Feldman, Montagné, Francky Vincent et autres merdes dans le genre), mais on s'est dit que c'était pour la bonne cause puisque les bénéfices étaient dédiés aux animaux du refuge.

Ce sur quoi je voulais insister, la raison pour laquelle je fais cet article, c'est que j'ai été confronté, lors de cette soirée, au plus "bel" exemple de spécisme possible. Pour mémoire, voici la définition du spécisme selon Wikipédia :

On appelle spécisme (du mot speciesism, en anglais) la discrimination fondée sur le critère d’espèce. Le spécisme conduit à accorder moins d’importance aux intérêts des animaux non humains par rapport à ceux des humains. On peut aussi ranger sous ce terme la préférence pour certains animaux (les animaux de compagnie) par rapport à d’autres (les animaux d’élevage) qui conduit par exemple à manger du cochon mais pas du chien.

Voici une photo de la soirée (cliquez dessus pour l'agrandir), je vous laisse trouver l'erreur...

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Pour les plus pressés, voici la réponse : regardez le menu en bas : Sandwichs (Jambon/beurre - Saucisson - Pâté).

On avait l'impression que ça ne choquait que nous. Quand on était au stand boisson/sandwichs, on entendait systématiquement "un sandwich au jambon SVP" O_O

Putain mais les gars quoi, vous venez là pour aider les animaux mais en même temps, vous en bouffez d'autres... Réveillez-vous bordel !

Au cas où vous en douteriez, un cochon souffre autant qu'un chat ou qu'un chien, alors pourquoi vous aidez les uns et tuez les autres (oui, parce que même si ce n'est pas vous qui avez égorgé le cochon de vos mains, c'est vous le responsable de sa mort en achetant son cadavre pour le manger !) ?

Une dernière chose, une vraie caricature : voici ce que l'on peut trouver sur le compte Facebook de la SPA Lorraine :

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Notez le "Bien évidemment, nous ne voulons pas qu'il soit adopté pour sa viande...". Cette condition fait l'unanimité (à juste titre) dans les commentaires. Ouais... et donc, quelle différence entre Salami et le cadavre de cochon présent dans vos sandwichs jambon/beurre ? Si on vous avez dit "au fait, le jambon ou le pâté dans vos sandwichs c'était Salami hein", qu'auriez-vous fait ?


Bref, pour conclure, je tiens à dire que je n'ai rien contre la SPA Lorraine. C'est vraiment bien que ce genre d'initiatives au profit des animaux soient organisées, mais essayez de rester cohérents dans vos actions. SPA c'est "société de protection des animaux", protégez-les, ne les mangez pas. Aux organisateurs : ce genre de soirée aurait pu être un excellent moyen (et pour moins cher - donc davantage de bénéfices) de promouvoir la cuisine végétarienne ou végétalienne et d'éveiller un peu les consciences...

dimanche 29 septembre 2013

Bande de cons

J'habite dans une résidence de vieux, je pense que plus de la moitié des propriétaires des appartements sont en retraite. Du coup, ils y en a souvent au rez de chaussée et, forcément, j'ai parfois le malheur de me faire embarquer dans des conversations toujours très intéressantes et enrichissantes. Non... évidemment que non. Les sujets sont toujours les mêmes : les jeunes qui font le bordel, la politique (ça se limite à "François Hollande c'est de la merde [...]"), "les étrangers" (avec encore un peu de politique : "[...] alors que Marine Le Pen, elle en a des bonnes idées elles, on serait quand même bien plus tranquille sans tous ces étrangers") et c'est à peu près tout.

Cet après-midi, en sortant mon chien, j'ai récupéré l'Est Républicain de la veille laissé en bas, je voulais lire les news du week-end. Au détour des pages, je me suis rendu compte de petites "annotations" très représentatives :

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J'imagine bien les conversations de la journée :

"Hé Marcel, regarde ça, une personne âgée s'est faite agressée devant chez elle... Sûrement une racaille comme on à vu hier soir au JT de TF1 là tu sais. - Oui t'as raison, et il ne devait sûrement pas être blanc celui-là..." ou encore "T'as vu Marcel, le gars qui fait la météo sur Antenne 2 là le matin, ben tu devinera pas, c'est un pédé. - Mais, tais-toi donc..."

"Écoute, j'encadre ça par ce que sinon en descendant tout à l'heure je vais oublier de la dire au gens en bas".

Bande de cons...

mercredi 17 avril 2013

Nouvelle expérience

En ce début de semaine, j'ai pris 3 jours de congés, je me suis dit qu'on allait pouvoir en profiter vu le beau temps qu'on a depuis ce week-end. Oui mais...

Depuis lundi, j'ai un dorsalgo :

La douleur survient en général de façon aussi brutale que le lumbago, mais elle siège à la partie moyenne du dos, entre les omoplates. Encore appelée dorsalgo, elle peut prendre une allure inquiétante pour celui qui en souffre, car elle peut provoquer une sensation de blocage de la respiration. Le dorsalgo est bien plus rare que le lumbago.

C'est la première fois que j'ai un truc comme ça, c'est insupportable. Je suis dégoûté...

Batman, je te comprends...

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