Critique de film : Confession d'un cannibale

J'ai toujours bien aimé les films un peu "border-line". Les films gores, dérangeants ou "pas normaux". Hier soir, je suis tombé sur le résumé du film Confession d'un cannibale. Ce titre m'a tout de suite interpelé. J'aime les films qui nous expliquent la psychologie des tueurs. Encore mieux s'il s'agit de tueurs "particuliers". Voici donc le résumé que j'ai pu lire :

Katie Armstrong est fascinée par le cannibalisme, et en particulier par l'affaire Oliver Hartwin, qui a dévoré un homme, consentant, suite à une petite annonce passée sur le net. Dans le cadre de sa thèse, elle approfondit ses recherches, voulant en savoir toujours plus sur ce fait divers sordide... Mais sa quête se transforme bientôt en obsession...

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En fait, ce film est l'histoire vraie de Armin Meiwes, également surnommé le cannibale de Rothenburg. Extrait de wikipédia :

En 2001, Armin Meiwes publie plusieurs annonces sur Internet, dans lesquelles il déclare rechercher un homme voulant être mangé. Cette annonce est tout à fait sérieuse et le fait de manger la personne est à prendre au sens propre.
Plusieurs personnes lui répondent, dont Bernd Jürgen Armando Brandes, un ingénieur berlinois de 43 ans. La rencontre entre les deux hommes a lieu au domicile d'Armin Meiwes en mars 2001. Après avoir eu des rapports sexuels, ils décident d'un commun accord de sectionner le pénis de Bernd Jürgen Armando Brandes. Ils le cuisinent et le mangent ensemble. Toute la scène, qui dure plus de 9 heures, est enregistrée.
Une fois le repas terminé, toujours avec l'accord de son hôte, Armin Meiwes le tue de plusieurs coups de couteau à la gorge. Dans sa cave, il l'étripe et découpe plusieurs morceaux de chair, dont il gardera certains au congélateur pour les manger plus tard. Sur ce point il déclare : « Je l'ai pendu par les pieds, éviscéré. J'ai découpé quelque 30 kilos de viande, les meilleurs morceaux ont été conservés dans mon congélateur ».

Toutes ces histoires me fascinent (allez savoir pourquoi). J'ai pensé que ce film allait nous en apprendre un peu plus sur la psychologie de ce tueur. D'ailleurs, selon le synopsis, c'est Katie Armstrong, étudiante en psychologie criminelle qui va nous raconter l'histoire. Je pensais donc avoir une analyse de psychologue... Je me suis bien fait avoir.

Le film est, en gros, divisé en 2 parties :

  • Une première partie qui montre, via des flashbacks assez mal faits, l'enfance des 2 protagonistes. Cependant, rien n'est expliqué, on nous montre juste ce qu'il s'est passé. À nous de faire notre propre analyse.
  • Une deuxième partie nous montre (là aussi sans aucun recul ni aucune analyse) comment les 2 protagonistes se sont rencontrés, comment s'est passé leur rencontre (sur Internet puis dans la vraie vie) et comment s'est passé l'acte en question.

Voilà c'est tout. De plus, ces passages sont sans arrêt coupés par des images de Katie Armstrong inutiles, montrant qu'elle est dégoutée par le sujet. Au final : on ne peut pas se mettre dans la tête d'un des deux personnages. On en prends juste plein les yeux et voilà.

Ce film à été fait, selon moi, juste pour satisfaire un voyeurisme pervers. Au programme : des homos, du sexe, de la violence et du cannibalisme complètement gratuits, montrés comme ça sans aucun recul ni aucune analyse. Pour preuve, le film s'arrête sur la mort de sa victime. C'est tout.

Bref, une énorme déception pour moi qui voulais en savoir un peu plus sur la psychologie de cet homme.


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