lundi 22 août 2016

Critique de livre : Pandémie, L'Effondrement d'Alexandre Lang

Aujourd'hui, je vais vous parler de ma dernière lecture, un livre auto-édité par un auteur français : Pandémie, L'Effondrement d'Alexandre Lang. Ça faisait super longtemps que je n'avais pas eu ce plaisir d'avoir hâte de retrouver un livre le soir, de lire un chapitre vite-fait quand j'avais 1/2 heure de disponible, bref, un super livre qu'on n'arrive pas à quitter et qu'on a hâte de retrouver.

Pandemie_L_Effondrement.jpg

Voici le résumé :

L’Apocalypse a pris forme. Elle se répand sur le monde comme une lame de fond, menaçant l’espèce humaine d’effondrement complet. La France n’échappe pas à la tourmente. Elle doit réagir, trouver l’énergie et les moyens de se battre avant qu’il ne soit trop tard. Au-delà de son avenir, c’est aussi celui de l’Humanité qui se joue. Un plan est conçu. Les experts survivants, l'armée et les pilotes de Rafale sont mis à contribution. Mais les plans se déroulent rarement comme prévu. Et l'Homme reste le meilleur ennemi de l'homme.


Alors autant le dire tout de suite, il faut du temps pour se consacrer à ce livre car il fait un peu plus de 600 pages. Le compteur intégré à ma liseuse me dit que j'ai passé un peu plus de 19 heures pour le finir ! Bon, OK, je lis énormément mais pas très vite :). Cette longueur pourrait rebuter plus d'une personne, mais dans ce cas, elle est très utile et justifiée car l'auteur a vraiment bien développé les personnages et leurs actions. Ces personnages sont peu nombreux (un peu plus de 5 seulement) et c'est justement ce que j'aime dans un livre, sinon je me perds tout de suite et j'en ai marre de devoir prendre des notes pendant ma lecture, comme je le faisais avant.

Le récit en lui-même est vraiment parfait. Pour ne pas trop en dire, les thèmes principaux sont la prolifération des "zombies" dans le monde, mais ici, la menace est abordée avec l’œil du scientifique, de manière très réaliste. À tel point qu'à la fin du livre on se dit que ça pourrait être une maladie tout à fait possible. On y lit également la réaction de l'armée face à ce fléau avec une concentration autour de l'armée de l'air, en particulier les avions de chasse et leurs pilotes (d'ailleurs, c'était super sympa de voir que la moitié du livre se passe à Saint-Dizier, à la BA 113, base aérienne des avions de chasse Rafales, à côté d'où j'ai grandi). Une petite partie est également consacrée au reste du gouvernement français en place et aux mesures prises pour endiguer ce fléau.

Les chapitres sont courts, toujours entrecoupés par les points de vue des différents personnages, ce qui rend la lecture encore plus agréable : il n'est pas forcément nécessaire de consacrer au minimum une heure à chaque moment de lecture. L'action est super rapide (malgré le nombre conséquent de pages), on s'attache très vite aux personnages, à leur histoire passée et présente.

L'adjectif qui colle le plus à ce livre est "réaliste". C'était une volonté de l'auteur que tout ce qu'il raconte soit "éventuellement possible". Autrement dit, pas question de science-fiction, tout ce qui se passe dans cette histoire pourrait très bien se passer dès demain dans notre monde (c'est aussi ce qui rend l'histoire aussi prenante). Tout est super bien documenté, que ça soit les recherches scientifiques autour de la "maladie des zombies" mais également tout ce qui tourne autour des avions de chasse : les spécificités techniques, les techniques de pilotage, d'orientation, etc. On voit que l'auteur a passé du temps à faire ses recherches avant d'écrire cette histoire.

La fin du livre laisse à supposer une suite (bien qu'il se suffise à lui-même) et ça tombe bien, il y a un deuxième tome. Il me tarde de continuer cette histoire.

Bref, tout ça pour dire que ce livre est une petite pépite, je ne sais pas pourquoi il n'a pas été édité par le circuit traditionnel (peut-être une volonté de l'auteur). Vous pouvez donc le retrouver en ligne à cette adresse. Je mets à ce livre la note de 9.5/10 qu'il mérite amplement !

dimanche 1 novembre 2015

Critique de livre : Résilience, histoire d'un survivant de Steeve Hourdé

Il y a longtemps que je n'avais pas fait de critique de livre complète. J'ai choisi de faire celle-ci car ce livre est un peu différent des autres que j'ai l'habitude de lire : il s'agit d'un livre écrit par un français auto-édité et que j'ai adoré : Résilience : Histoire d'un survivant écrit par Steeve Hourdé.

resilience_histoire_d_un_survivant_steeve_hourde.jpg

Ces deux dernières années, j'ai un peu délaissé les thrillers au profit des livres de survivialisme (que ça soit post-apocalyptique, dans un lieu inconnu, etc.). Je pense avoir fait le tour des grands classiques du genre. Du coup, je recherche des histoires un peu moins connues. J'ai donc tout de suite accroché quand j'ai lu le résumé de celle-ci :

"Quels sont les trois objets que vous souhaiteriez emporter si vous vous retrouviez coincé sur une île déserte?" Voilà une question que Robin aurait bien voulu entendre au moment où il s'est ainsi retrouvé perdu, seul et démuni, dans un monde hostile et mystérieux. Saura-t-il survivre, pour gagner ne serait-ce qu'une journée de sursis? Plongez au cœur de RÉSILIENCE, un roman d'aventure et de survie haletant prenant place dans un monde énigmatique rempli de dangers.


Ce livre m'a vraiment beaucoup plu ! Pour faire simple, c'est le même style que Robinson Crusoé avec quelques variantes. Ici, l'accent est mis sur le danger réel et persistant du personnage, Robin. Tout au long du livre, on se sent aussi angoissé que lui, toujours à devoir fuir pour sa survie, il n'a pas le temps de se poser à un endroit qu'il doive déjà décamper pour ne pas se faire tuer. Les chapitres courts accentuent cette impression que tout va très vite. L'écriture est simple, l'auteur ne perd pas de temps dans des descriptions interminables et inutiles, c'est court, c'est clair, c'est génial !

Chose peu courante dans ce genre de lecture (et sans vous spoiler), un fâcheux événement intervient vers la fin du premier tiers du livre. Un événement qui m'a vraiment embêté. Il sert l'histoire mais j'ai vraiment été dégoûté de ce qui arrivait. C'est vraiment inattendu et bien joué de la part de l'auteur. Enfin, la fin de l'histoire laisse à supposer qu'il peut y avoir une suite, et ça c'est cool.


Une fois terminé ce livre que j'ai dévoré en quelques soirées, je me suis intéressé à l'auteur afin de voir ce qu'il avait écrit d'autre. J'ai été très surpris de me rendre compte qu'il s'agissait d'un jeune auteur français qui s'est auto-édité. En allant voir sur son blog, on peut y retrouver différentes choses très intéressantes : des suppléments au livre (un bestiaire notamment) mais aussi ses conseils pour écrire un livre, pour s'auto-éditer, etc. Moi qui rêve d'écrire un livre depuis plusieurs années, ces lectures m'ont été vraiment très utiles et donnent envie de s'y mettre pour de bon :)

En tout cas, je vous recommande très fortement ce livre (que vous pouvez acheter au format papier ou électronique), très facile à lire, pas très gros (250 pages) et très intéressant. Ça faisait longtemps que je n'avais pas autant été accro à un livre en cours de lecture, ça fait du bien. C'est agréable d'être pressé de coucher son fils le soir pour sauter sur la suite d'une histoire qui nous passionne :)

Ma note : 8,5/10

vendredi 29 août 2014

Critiques de livres juillet/août 2014

Les fourmis de Bernard Werber

Le temps que vous lisiez ces lignes, sept cents millions de fourmis seront nées sur la planète. Sept cents millions d'individus dans une communauté estimée à un milliard de milliards, et qui a ses villes, sa hiérarchie, ses colonies, son langage, sa production industrielle, ses esclaves, ses mercenaires... Ses armes aussi. Terriblement destructrices. Lorsqu'il entre dans la cave de la maison léguée par un vieil oncle entomologiste, Jonathan Wells est loin de se douter qu'il va à leur rencontre. A sa suite, nous allons découvrir le monde fabuleusement riche, monstrueux et fascinant de ces «infraterrestres», au fil d'un thriller unique en son genre, où le suspense et l'horreur reposent à chaque page sur les données scientifiques les plus rigoureuses. Voici pour la première fois un roman dont les héros sont des... fourmis !

Ce livre est le seul que j'ai lu plusieurs fois (plus de 10 fois). Je ne m'en lasse pas. Bien que je connaisse déjà toute l'histoire, je prends toujours un grand plaisir à la relire. Ce mélange entre explications scientifiques / biologiques et aventure me passionne énormément. On apprendre beaucoup de choses sur les fourmis, notre regard sur ces petites bêtes ne peut plus être le même avant et après la lecture de ce livre, il nous fait prendre conscience que malgré leur toute petite taille, elles sont passionnantes et ne sont pas simplement vouées à finir écrasées sous les doigts d'un enfant ou collées dans un piège à fourmis ! Bref, un petit livre (130 pages) extrêmement prenant. Ma note : 8,5/10

Le jour des fourmis de Bernard Werber

Elles sont un milliard de milliards. Nous les remarquons à peine, elles nous guettent pourtant depuis longtemps. Pour certaines, nous sommes des Dieux. Pour les autres, des êtres malfaisants. Avec une intelligence et une organisation prodigieuses qui n'ont rien à envier aux armées les plus redoutables, elles se préparent à une lutte sans merci. Qui seront les vrais maîtres de la terre ? De la réponse à cette question leur survie dépend... La nôtre aussi. Le jour des fourmis est-il vraiment arrivé ? Après le succès phénoménal de son précédent roman, Les Foumis, best-seller international, traduit en douze langues, primé par de nombreux jurys, mis au programme de certaines classes de biologie, Bernard Werber, romancier et journaliste scientifique, poursuit sa grande saga des " intra-terrestres ". Il nous entraîne plus loin encore dans un univers hallucinant et terrible, où grouillent des insectes aux comportements pervers, féroces, fascinants. Plus qu'un thriller, Le Jour des Fourmis devient une formidable et troublante odyssée moderne, mêlant la fiction et l'imaginaire à la science la plus avancée de l'infiniment petit.

La suite du premier livre "Les fourmis". On y retrouve nos héros (humains et myrmécéens) pour de nouvelles aventures passionnantes. On y fait de nouvelles découvertes scientifiques et biologiques sur les fourmis, l'intrigue est vraiment prenante. Le seul petit bémol que je trouve à ce tome est l'histoire des Dieux. Il y a une réflexion assez importante sur les Dieux de manière générale et je suis un peu allergique à toute religion. Cette partie m'a donc un peu rebutée. Le reste est tout de même génial ! Ma note : 7.5/10

La machine à explorer le temps de Herbert George Wells

Un inventeur de génie construit une machine extraordinaire qui va lui permettre de se déplacer à travers les siècles. C'est ainsi qu'il atteint l'an 802701. Autour de lui, tout a bien changé, et les premiers habitants qu'il rencontre ont une attitude pour le moins étrange : une sérénité mêlée à une sombre terreur que l'apparition des Morlocks, des êtres peuplant les profondeurs de la terre, va bientôt expliquer...

Je me surprend à aimer les livres de SF depuis quelques temps, en particulier quand il s'agit de voyage dans le temps. J'ai donc voulu lire l'origine de toutes ces histoires, le classique du voyage dans le temps : La machine à explorer le temps. Ce livre date de 1895 et est librement téléchargeable, j'ai donc pu le récupérer gratuitement sur ma liseuse (un gros avantage de la liseuse). Je pensais que cette histoire serait principalement tournée vers la théorie du voyage dans le temps, la partie "technique" de la machine à remonter le temps. En fait, pas du tout. Le premier chapitre nous explique rapidement une théorie du voyage temporel mais c'est tout, tout le reste du livre raconte le voyage du narrateur, une fois qu'il est revenu dans le présent. On apprend donc comment il est arrivé en l'an 802701, ce qu'il a découvert, les objets, les habitants, la vie là bas. C'est assez différent de notre monde (on peut s'en douter) et très bien raconté, on a pas beaucoup de mal à imaginer tout ça. Ce genre d'histoire m'a un peu fait penser à la vie passée décrite dans La nuit des temps de Barjavel. Au final, un peu de suspens, une histoire bien racontée, bref, un bon livre mais qui ne parle pas assez du voyage temporel et des questions/problèmes qui en découlent ! Ma note : 7/10

Il de Derek Van Arman

La plupart des tueurs en série n'ont rien à voir avec les mythes qu'ils ont engendrés. Ils ne vivent pas isolés, au milieu des bois ou au fin fond d'un asile. Ce sont vos voisins. Ils prennent le bus avec vous. Vos enfants jouent avec les leurs. Il arrive même parfois qu'ils soient assis près de vous lors des réunions de famille. " Ainsi parle Jack Scott, directeur de l'agence fédérale en charge des crimes violents et spécialiste des serial killers. Lorsqu'une mère et ses deux filles sont sauvagement assassinées dans une mise en scène macabre, c'est le début d'une chasse à l'homme impitoyable. Jack, qui pensait avoir tout enduré devra affronter son passé pour mettre la main sur un tueur atypique, aussi pervers que machiavélique. Roman choral, baroque, d'une ampleur peu commune, Il marque d'une pierre noire l'histoire du roman de serial killer. Cette descente vers le mal, angoissante et crépusculaire, au suspens implacable, outrepasse toutes les limites du genre, et nous donne un aperçu d'un réalisme rare sur les méthodes d'investigation les moins bien connues de la police américaine. À tel point que l'auteur a été mis en examen par le FBI afin qu'il livre les sources lui ayant permis d'être aussi proche de la réalité. Problèmes judiciaires qui expliquent pourquoi ce livre, paru aux États-Unis en 1992, et immédiatement devenu culte, est resté inédit en France jusqu'à ce jour.Derek Van Arman est un pseudonyme. Il est son seul roman.

Je crois que je ne me suis jamais autant forcé pour finir un livre. C'est simple, le livre fait 650 pages, au bout des 100 premières pages, j'en avais déjà marre mais je me disais que la suite ne pouvait être que mieux. J'ai donc continué, grosse erreur ! Ce livre est ennuyant du début à la fin, l'action n'est pas extraordinaire, il n'y a absolument aucun suspens car on nous décrit les actions des policiers mais aussi des tueurs. On sait donc déjà exactement qui a fait quoi, quand, comment, etc. La grosse intrigue c'est simplement "comment les uns vont attraper les autres". Et, je le répète, c'est pas 200 pages, c'est 650 pages ! Les détails sont inutiles et ennuyants, les personnages sont assez nombreux et quasiment tous inintéressants. La conclusion est attendue depuis le début, on est même déçu du "traitement" des tueurs à la fin. Bref, un livre à éviter absolument. Mon moment préféré, la dernière page, pour me dire que je pouvais passer à autre chose. Ma note : 3/10

Mais c'est à toi que je pense de Gary A. Braunbeck

Pour Thomas, Arnold, Rebecca et Christopher, c'est la fin du supplice.
Ils viennent d'échapper à leur tortionnaire, un tueur en série pédophile qui les séquestrait depuis des années. Mais une nouvelle épreuve les attend: et si on les avait oubliés? et si on ne les aimait plus? Horriblement défigurés et mutilés, ils ont besoin d'un adulte pour les ramener à leurs parents, que certains n'ont pas vus depuis dix ans... et ils ont choisi Mark.

Ça faisait longtemps que je n'avais pas lu un livre aussi touchant, auquel on est accro des les 10 premières pages, pour lequel on lutte contre le sommeil le soir pour en lire toujours plus. Celui-ci fait parti de cette famille.
Alors c'est vrai que les scènes racontées par les enfants victimes de ce montre pédophile sont assez atroces mais ce livre va bien plus loin que cela. On se sent vraiment triste pour ces enfants, on a hâte de savoir comment toute cette histoire va se finir. On se demande parfois pour quelles raisons est-ce qu'ils traitent le personnage principal de cette manière mais on comprends finalement pourquoi.
Bref, difficile d'en dire plus sans révéler une partie de l'histoire. Un conseil, si vous avez l'occasion de lire ce livre, sautez dessus, il n'est pas très long (260 pages) et est vraiment très bien, je l'ai lu en 2 soirs seulement. Ma note : 8/10

Striking at the Roots - A Practical Guide to Animal Activism de Stephen Hawthorne

Animal protection is one of the most passionately debated issues of our day. In light of recent legislation and intensified pressure put on activists around the world, those advocates fighting for animal liberation or even animal welfare need a single resource covering the major, and some minor, models of animal activism.Striking at the Roots: A Practical Guide to Animal Activism brings together the most effective tactics for speaking out for animals and gives voice to activists from around the globe, who explain why their chosen models of activism have been successful - and how others can get involved.

C'est la première fois que je lisais un livre en anglais. Je lis pas mal de comics en VO mais je n'avais jamais lu de livre entier. C'est désormais chose faite avec celui-ci (qui n'est pas disponible en français). Comme indiqué dans le résumé, ce livre liste les actions possibles à faire pour la défense des animaux, cela va de la distribution de dépliants au lobbing politique en passant par des "actions directes" dans les usines exploitant/maltraitant/torturant les animaux. Pour chaque actions, il y a les avantages, les inconvénients, des conseils pour s'y mettre, etc. Ce livre est vraiment une bible pour ceux qui veulent se mette à l'activisme pour les animaux ! Ma note : 7/10

Millénium, Tome 2 : La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette de Stieg Larsson

Tandis que Lisbeth Salander coule des journées supposées tranquilles aux Caraïbes, Mikael Blomkvist, réhabilité, victorieux, est prêt à lancer un numéro spécial de Millénium sur un thème brûlant pour des gens haut placés : une sombre histoire de prostituées exportées des pays de l'Est. Mikael aimerait surtout revoir Lisbeth. Il la retrouve sur son chemin, mais pas vraiment comme prévu : un soir, dans une rue de Stockholm, il la voit échapper de peu à une agression manifestement très planifiée. Enquêter sur des sujets qui fâchent mafieux et politiciens n'est pas ce qu'on souhaite à de jeunes journalistes amoureux de la vie. Deux meurtres se succèdent, les victimes enquêtaient pour Millénium. Pire que tout, la police et les médias vont bientôt traquer Lisbeth, coupable toute désignée et qu'on a vite fait de qualifier de tueuse en série au passé psychologique lourdement chargé

J'ai lu Millénium 1 il y a quelques mois que j'avais vraiment adoré, j'ai mis pas mal de temps à me mettre au tome 2 car un collègue m'avait prévenu que l'histoire se déroulait sur les tomes 2 et 3, soit plus de 1200 pages. N'ayant rien d'autre à me mettre sous la dent la semaine dernière, j'ai commencé celui-ci... et je n'ai pas pu décrocher avant la fin ! C'est la première fois que je suis autant accro à une histoire, j'avais hâte de retrouver le livre le soir et à chaque fois que j'avais 10 minutes ! L'histoire est vraiment géniale, on ne s'ennuie pas une seule seconde, c'est passionnant et on a hâte de découvrir la vérité. Seul point noir, j'ai trouvé que les annonces importantes de l'histoire étaient noyées dans la masse, sans grand effet d'annonce. Mais à part ça, tout est parfait. Bon alors en effet, l'histoire ne s'arrête pas du tout à la fin du tome 2, on est coupé en plein milieu d'une grande action, on ne peut pas ne pas continuer avec le tome 3 ! Ma note : 9.5/10

Millénium, Tome 3 : La reine du palais des courants d'air de Stieg Larsson

Que les lecteurs des deux premiers tomes de la trilogie Millénium ne lisent pas les lignes qui suivent s’ils préfèrent découvrir par eux-mêmes ce troisième volume d’une série rapidement devenue culte.
Le lecteur du deuxième tome l’espérait, son rêve est exaucé : Lisbeth n’est pas morte. Ce n’est cependant pas une raison pour crier victoire : Lisbeth, très mal en point, va rester coincée des semaines à l’hôpital, dans l’incapacité physique de bouger et d’agir. Coincée, elle l’est d’autant plus que pèsent sur elle diverses accusations qui la font placer en isolement par la police.
Un ennui de taille : son père, qui la hait et qu’elle a frappé à coups de hache, se trouve dans le même hôpital, un peu en meilleur état qu’elle…

Comme je l'ai dit dans ma critique du tome 2, ce livre est vraiment la suite directe du tome précédent. Je l'ai trouvé un peu moins bien : moins d'action et moins de suspens (il était difficile de faire mieux que le précédent, la barre a vraiment été mise très très haut). En gros, le tome 2 c'est l'action pure et le tome 3 c'est l’explication de toute la machination (qui a lieu au plus haut de l’État suédois). C'est tout de même une très bonne conclusion à cette saga mémorable. Il me tarde de voir les films afin de voir s'ils sont fidèles aux livres. Ma note : 8/10

samedi 28 juin 2014

Critiques de livres mai/juin 2014

  • Les rivières pourpres de Jean Christophe Grangé

Le commissaire parisien Pierre Niémans est envoyé à Guernon, ville des Alpes françaises, à la suite d'un meurtre dont la victime a été placée dans une mise en scène particulièrement macabre. À des centaines de kilomètres de là, le lieutenant Abdouf est envoyé dans un cimetière où une tombe d'enfant a été profanée. Ces deux enquêtes à première vue bien distinctes ne le sont pas.

J'ai découvert Grangé à travers son livre Le passager, comme je l'avais dit dans ma critique de ce livre, j'ai vraiment bien aimé le style de cet auteur. C'est pour cette raison que j'ai commencé ce livre. Et j'ai bien fait, là encore, on a du mal à arrêter sa lecture. On a, au début, à faire à 2 enquêtes différentes à 2 endroits différents avec 2 personnages différents. Et petit à petit, les enquêtes commencent à se recouper, pour, au final, n'en faire plus qu'une seule. Le suspens est complet, la fin est assez inattendue et le tout est sans aucun temps mort. Bref, une excellente lecture. Je pense me faire tous les livres de Grangé. Ma note : 8/10

  • Traqué Tome 1 de Andrew Fukuda

Gene est l’un des derniers humains sur Terre. Son seul moyen de survie : se faire passer pour l’un de ses prédateurs. Ne pas rire, ne pas transpirer, ne pas montrer qu’il est un « homiféré ». Cela fait dix-sept ans qu’il se fond parmi ceux qui n’hésiteraient pas à le tuer s’ils découvraient sa véritable nature.
Chaque décennie, le gouvernement organise un immense jeu où une poignée de privilégiés peuvent pister et dévorer les rares humains retenus en captivité pour l’événement. Sélectionné pour traquer les derniers des siens, Gene ne peut commettre le moindre faux pas. D’autant qu’une mystérieuse fille éveille en lui des sentiments qu’il n’a pas le droit d’avoir. Des sentiments qui pourraient le trahir.
Gene a la rage de vivre… mais vaut-elle le prix de son humanité ?

J'avais entendu beaucoup de bien de ce livre. J'ai donc décidé de m'y mettre, et j'ai vraiment adoré ! Ce qui n'est pas dit dans le résumé c'est que les "prédateurs" sont des vampires. Ce mot n'est jamais évoqué dans le roman mais on le comprend dès le début. Il y a un bon rythme, on est pris d'angoisse avec Gene, il y a quelques petits retournements de situations, tout est très bien raconté. Bref, à part quelques facilités, l'histoire est vraiment très prenante. Ce que je ne savais pas avant de lire ce livre, c'est qu'en fait c'est une trilogie et que l'histoire se coupe en plein milieu de chaque livre à chaque fois... Ma note 7.5/10

  • Traqué Tome 2 de Andrew Fukuda

Pourchassés par leurs prédateurs, Gene et Sissy tentent coûte que coûte de rejoindre la terre promise, un havre de paix où ils seront enfin en sécurité.
Suivant la piste laissée par le Scientifique, ils découvrent alors la Mission. Cette colonie de rescapés humains pourrait bien être l’Éden tant espéré. Accueillis en héros, ils vivent pour la première fois parmi les leurs. Mais les apparences sont trompeuses, et bien vite Gene se demande si ce nouveau monde n’est pas aussi maléfique que celui qu’il vient de fuir…

... du coup j'ai sauté sur le tome 2 ! C'est, comme je l'ai dit ci-dessus, la suite directe des aventures de Gene. Ce tome 2 est 2 fois plus angoissant, 2 fois plus rythmé, 2 fois plus intéressant, bref, 2 fois mieux quoi :) Si vous avez lu le tome 1, vous n'aurez pas le choix de continuer la lecture. Malheureusement, le tome 3 n'est pas encore sorti en France, je l'attends avec une grande impatience ! Ma note : 8.5/10

  • Rocco raconte Rocco par Rocco Siffredi

Avec cet ouvrage, Rocco Siffredi a décidé d'offrir au lecteur une grande conversation, intime et complice, sans tricherie ni artifices. De son enfance à Ortona à sa consécration aux USA, de ses débuts dans le milieu du X aux innombrables aventures qu'il a vécues sur les plateaux de tournage, Rocco nous parle vrai, avec émotion, Grâce à ces confidences, drôles et cocasses, décalées et parfois dramatiques, on découvre un personnage hors du commun, attachant, sensible, et qui ne manie pas la langue de bois, notamment lorsqu'il lève le voile sur le milieu de la pornographie ou sur celui des médias...

La lecture improbable de l'année :) J'avais ce livre sous la main, j'ai donc commencé à lire 2/3 pages et puis finalement j'ai enchaîné d'une traite les 2/3 du bouquin ! Ce livre est composé de plein de petites anecdotes sur la vie d'acteur porno de Rocco Siffredi. Les anecdotes sont marrantes, néanmoins, il n'y a pas vraiment de fil rouge tout au long du livre, ça donne l'impression que ça a été fait à l'arrache. Il y a des histoires qui se répètent un peu, c'est pour ça que j'ai arrêté avant la fin. Ma note : 4/10

  • La légende des niveaux fermés de Gilles Thomas

Voilà longtemps que Gerd cherche un moyen d'échapper à la condition d'esclave qui est le lot de tous les hommes de la Matriarchie. Mais quand on est un simple jardinier du secteur 42-23 Sud il n'y a guère d'espoir de voir son sort s'améliorer. Aussi, lorsque Josep le chanteur lui apprend que les "niveaux fermés" dont parle la légende existent bel et bien, il persuade ses amis de le suivre dans la recherche de cette zone de liberté où d'anciens révoltés auraient trouvés refuge. Josep les accompagnera. Ainsi que que son amante...

J'ai vraiment adoré la trilogie "l'autoroute sauvage" de cet auteur. Après avoir lu quelques critiques, il a semblé que cette histoire (La légende des niveaux fermés) était la plus appréciée de toute son œuvre. Du coup j'ai décidé de la lire et je ne regrette pas, j'ai vraiment adoré aussi ! Le contexte me faisait un peu penser au film The Island, le combat et l'aventure des protagonistes pour sortir de leur vie difficile, à plusieurs kilomètres sous terre, en passant par des couloirs désaffectés, des endroits très dangereux, le groupe rencontre des problèmes et ne les résous pas toujours. C'est une histoire assez simple (il n'y a pas d'énormes retournements de situations) mais tout se passe très très vite, il n'y a pas de temps mort et c'est bien raconté. On s'imagine très bien autour de nos héros pendant leur ascension dangereuse et spectaculaire. Une très bonne histoire que je vous recommande. Ma note : 8/10

samedi 14 juin 2014

Critique de livre : La libération animale de Peter Singer

Vous l'avez vu dans mes articles précédents, j'ai commencé à me mettre à lire des livres sur la condition et l'éthique animale. Après en avoir lu 3 ou 4 (critiqués précédemment), j'ai décidé d'acheter le livre qui est considéré comme la Bible, l'ouvrage de référence : La libération animale de Peter Singer. J'avais pris l'habitude de faire des critiques express de mes lectures mais j'ai décidé de faire une critique plus complète pour ce livre, que je considère vraiment comme une œuvre qui devrait être lue par tout le monde (enfin au moins partiellement).

liberation_animale_singer.jpg

Résumé :

Les animaux souffrent. Comme nous. Ils doivent donc être considérés autrement. Ce livre a déclenché le débat contemporain en éthique animale et changé notre regard sur les animaux. Depuis sa parution en 1975, il est devenu un classique incontournable, traduit dans une vingtaine de langues et vendu à près d'un million d'exemplaires.

J'ai mis un peu de temps avant d'acheter ce livre, d'une part car le prix me rebutait un peu (plus de 10€ pour un livre de poche, je trouve ça très cher) et, d'autre part (et principalement), parce que j'avais peur que cela soit beaucoup trop philosophique (ce livre est rangé dans les rayons "Philosophie" des magasins), difficile à comprendre et pas forcément très appliqué à la réalité d'aujourd'hui. Je me suis trompé. Comme il est clairement dit dans la préface, Peter Singer est un philosophe anglo-saxon. La philosophie "à la française" est bien différente. En effet, là où les philosophes français font de la philo pour faire de la philo (y a qu'à regarder les sujets de philo du BAC), les philosophes anglo-saxon font de la philosophie appliquée à la société. Autrement dit, leur but principal est de faire passer des idées concrètes à tout le monde, ils ne sont pas juste dans leur petit monde, en train de se batailler entre eux via des pavés de 2000 pages. Voici un extrait de la préface (faite par Jean Baptiste Jengène Vilmer, une pointure française en matière d'éthique animale) qui parle de cela :

Une autre raison du succès de ce livre est d'ailleurs sa grande clarté, ses qualités analytiques et pédagogiques. Singer s'adresse au plus grand nombre et réussit à développer des argumentations complexes d'une façon absolument limpide. C'est une caractéristique de la philosophie anglophone en général qui, contrairement à la tradition française, n'a pas le goût de l'ésotérisme, ni du style ampoulé. Seule compte l'efficacité du propos et, à ce titre, Singer est un maître absolu.

Du coup, c'est une lecture très facile à comprendre, super claire et qui ne devrait rebuter personne (je parle de la forme). Pour le fond, voici comment est découpé ce livre et mon avis sur chaque chapitre

Chapitre 1 : Tous les animaux sont égaux

Peter Singer nous explique ce terme spécisme et nous fait comprendre que, tout comme il y a des personnes racistes ou sexistes, il y a aussi (la plupart) des personnes spécistes, c'est à dire, des personnes qui considèrent qu'un homme est forcément supérieur à un animal. Ces arguments ne se basent sur aucun fondement scientifique ou logique. La question n'est pas de donner des droits équivalent aux hommes et aux animaux (il serait stupide de donner un droit de vote aux animaux) --> l'objectif est d'arriver, non pas à une égalité de traitement mais à une égalité de considération.

Chapitre 2 : Outils de recherche

Ce chapitre a vraiment été le plus difficile à lire, y sont décrites des expériences faites sur les animaux de laboratoire (singes, rats, etc.). Peter Singer a décidé de rapporter les publications scientifiques des chercheurs. Autrement dit, tout ce que l'on peut lire est en faveur de l'expérimentateur, il n'y est, bien évidemment, pas fait allusion à tous les ratés, les souffrances inutiles et, encore moins les expériences sans aucun but. Malgré cela, la lecture est très difficile. On se rend bien compte de l'ampleur de la catastrophe, du manque d'implication des autorités et du nombre colossal d'animaux à qui ont inflige tous les jours des souffrances physiques ou psychologiques inutiles ! Il est principalement évoqué dans ce chapitre des expériences complètement stupides, du genre "Est-ce qu'on peut (et surtout comment) rendre un singe psychopathe ?" ou alors "Qu'est ce que ça fait de mettre du détergent dans les yeux des lapin puis de les recoudre ?"...

Chapitre 3 : Du côté de la ferme usine

Ce chapitre est le plus long du livre et s'attarde sur les conditions de vie des animaux élevés dans des élevages industriels. Cela va de la poule élevée en batterie avec une surface disponible de la taille d'une feuille A4 à "l'élevage" des veaux qui, après séparation de leur mère dès la naissance sont stockés dans des box tellement petits qu'ils les empêchent de se retourner (afin que leur muscles soient le moins utilisés possibles) en passant par les conditions de vie des cochons qui sont enfermés dans des box minuscules 22h par jour dans l'obscurité totale. Bref, là encore, ce n'est pas une lecture marrante mais elle est, selon moi, nécessaire pour bien comprendre que les animaux dans nos assiettes ne sont pas, comme on peut le voir dans toutes les pubs, élevés en plein air, allant et venant à leur guise.

Chapitre 4 : Devenir végétariens

Peter Singer nous explique sa vision du végétarisme (je suis complètement d'accord avec son point de vue). Lui se considère comme un "vegan flexible", c'est à dire qu'il ne mange aucun animal mort, il refuse de porter des produits issus de l'exploitation animale (soie, laine, cuir), mais il ne refuse pas de manger des œufs de poules élevées en plein air par exemple. Ce chapitre est vraiment très intéressant et montre que devenir végétarien c'est faire du bien aux animaux mais également à l'environnement et à l'humanité en général.

Chapitre 5 : La domination de l'homme

Il s'agit d'une rétrospective du traitement des animaux par les hommes au cours des siècles passés (de l'antiquité en passant par les philosophes de lumières jusqu'à aujourd'hui). On peut se rendre compte que les animaux ont toujours été utilisés, exploités par les hommes malgré quelques défenseurs célèbres (Pythagore, Voltaire, etc.)

Chapitre 6 : Le spécisme aujourd'hui

Ce chapitre à été très largement réécrit pour cette nouvelle édition. En effet, le texte d'origine date de 1975. Depuis, il a été critiqué d'innombrables fois, c'est l'occasion pour Singer de répondre à quelques une des objections les plus courantes contre la libération animale. Cela en fait une conclusion parfaite pour ce livre.

Ma conclusion

Ce livre est vraiment une lecture difficile. Je ne lis que le soir avant de dormir, j'ai eu peur de faire des cauchemars plusieurs fois (en particulier en lisant le chapitre 2). Néanmoins, c'est vraiment un livre qui devrait être lu par un maximum de personnes, il nous ouvre les yeux, nous sensibilise et nous fait réfléchir sur de nombreux points. Le seul point négatif que j'ai trouvé c'est que tout ce qui est décrit se passe aux États-Unis et en Grande Bretagne dans les années 70-80. Évidemment, la plupart des choses se passent également de cette manière encore aujourd'hui et en France mais on peut facilement se dire "c'est pas chez nous que ça se passerait comme ça".

En plus de tout cela, Singer cite des références à de nombreux autres livres, dont certains que je vais acheter, cela nous permet donc également de découvrir d'autres ouvrages. Il y en a principalement un que j'ai envie de lire assez rapidement : Animaux dans la vie des enfants de Gail F. Melson.

Bref, vous l'aurez compris, ce livre est une vraie révélation. Je le considère vraiment comme une lecture indispensable. Pour ceux qui ne veulent pas l'acheter, je peux toujours le leur prêter ;)

Ma note : 9/10

logo_libertationanimale.jpg

- page 1 de 10