lundi 13 juin 2016

Mon élevage de fourmis Messor barbarus

Présentation

Il y a une dizaine d'années, j'ai lu mon premier livre par plaisir (j'entends par là un livre que j'ai choisi et apprécié, pas un livre imposé par l'école), c'était Les fourmis de Bernard Werber. Ce livre m'a vraiment passionné, tant par l'histoire que par les fourmis en elles-mêmes. J'ai découvert que derrière ces petites bêtes insignifiantes se cachait une organisation impressionnante, sans faille. Après cette lecture, j'ai commencé à en apprendre encore davantage sur les fourmis et ai découvert un monde vraiment passionnant.

L'année dernière, j'ai décidé de commencer un élevage à la maison pour deux raisons : observer plus facilement ces petites bêtes chez moi (c'est mieux de les voir en vrai que sur Internet) et avoir la possibilité d'initier mon fils aux fourmis et aux insectes en général (je vois tellement d'enfants avoir peur des insectes ou s'amuser à les écraser, j'ai pas envie que mon fils fasse ça plus tard).

Quand on est petit, on ne connaît que deux types de fourmis : les fourmis rouges-qui-piquent ou les fourmis noires-qu'on-peut-embêter. Il existe en réalité des centaines d'espèces : les fourmis tisserandes, les coupeuses de feuilles, les moissonneuses, les acrobates, les fourmis rousses, les fourmis de feu et bien d'autres. Ces noms sont simplifiés, les vrais noms sont, en fait, Crematogaster scutellaris, Messor barbarus, Lasius niger, Myrmica rubra, Pheidole pallidula, etc.

Chaque espèce à ses particularités, des milieux et conditions de vie bien différents : il y a des fourmis carnivores, des granivores, des fourmis qui mordent, des fourmis qui piquent, des fourmis agressives, des fourmis peureuses, des fourmis polymorphes (différentes formes au sein de la même colonie), des fourmis monogynes ou polygynes (une ou plusieurs reines par colonie), et tant d'autres caractéristiques diverses.

Pour commencer un élevage, il me fallait déjà savoir quelle espèce j'allais élever. Je ne voulais pas de fourmis "piquantes" (avec du venin), je ne voulais pas de fourmis carnivores (je suis végétarien, je voulais des fourmis végétariennes :)), et je voulais des fourmis polymorphes (de différentes formes). En vacances dans le Var l'année dernière, nous sommes tombés sur une place de camping juste à côté d'une fourmilière Messor barbarus :

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C'était assez impressionnant, j'ai tout de suite décidé d'élever cette espèce qui, ça tombait très bien, est granivore, polymorphe, monogyne et sans venin :) La veille de notre départ de ce camping, il y a eu un essaimage et une gyne (future reine) est arrivée sur notre table, j'ai décidé de la ramener chez moi. Pas de bol, en fait, c'était une gyne Crematogaster scutellaris, espèce réputée très prolifique, très agressive et assez venimeuse. Avec mon fils en bas âge et mon chien, j'ai pas osé la garder chez nous et l'ai échangé contre une gyne Messor barbarus sur un forum spécialisé.

Arrivée à la maison

J'ai donc reçu ma reine Messor barbarus dans un tout petit tube à essai le 9 septembre 2015 à la maison (avec 16 minors et une media, 3 sont mortes dans le trajet) :

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Je les ai aussitôt transférées dans un plus grand tube :

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Diapause

Il n'y a eu presque aucune activité dans la colonie en deux mois. En effet, seuls une larve et un œuf étaient apparus depuis leur arrivée, je commençais à me dire que le transport avait vraiment trop traumatisée ma reine et qu'elle ne voulait plus faire de bébés dans ce monde de fou :D

Il y a certaines fourmis qui nécessitent une période de froid, en hiver, où elles se mettent en "hibernation" pour mieux repartir au printemps. C'est le cas des Messor barbarus. Bien que cette espèce ne meure pas sans mise au froid, il est fortement conseillé de le faire. Cette reine vient d'un essaimage à Madrid en 2014, elles n'a pas été mise au froid (en diapause) en hiver 2014, je me suis donc dit que ça ne leur ferait pas de mal d'aller faire un tour au frigo cet hiver. Du coup, une semaine avant, je leur offre un festin pour tenir pour l'hiver :

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Et puis direction le bac à légumes le 14 novembre 2015, pendant 4 mois, jusqu'au 16 mars 2016.

Évolution

La diapause a été favorable, le 9 mai 2016, la première media était née et un beau petit couvain était en cours :

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Déménagement

Le 12 juin 2016, j'ai décidé de les déménager. La réserve d'eau du tube à essai étant vide, je souhaitais leur donner un nouvel habitat, plus grand, permettant à la colonie de grossir encore. Le jour du déménagement, j'ai simplement posé le tube à essai dans le nouveau nid :

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Les premiers pas ont été hésitants, elles ont commencé à vider leurs déchets du tube mais y sont restés de 15h (heure où j'ai mis le tube dans le nid) jusqu'au soir. En allant me coucher, il y avait quelques fourmis explorant le nid mais la reine, le couvain et les graines restaient dans le tube. Le lendemain matin, tout le monde avait élu domicile dans le nid, le tube était vide, le déménagement était terminé.

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Elles n'utilisent, pour l'instant, que le côté du nid (le moins exposé à la lumière), avec le grenier à grain en haut (là où c'est le moins humide) et le couvain en bas. Elles ont désormais une réserve d'eau permanente (chose impossible dans le tube), des graines à gogo et un Ant-Man qui veille sur elles :)

dimanche 26 avril 2015

Happening à Paris : STOP aux animaux dans les labos

Cette semaine de vacances de printemps, nous avions décidé, avec ma chérie, de partir en vacances loin de Nancy. On a donc décidé de partir quelques jours à Lyon puis finir par quelques jours à Paris. Je détaillerai ces vacances plus tard. Pour l'instant, je voulais parler de notre décision de participer au happening géant organisé par International Campaigns sur la place de l'hôtel de ville à Paris samedi 25 avril 2015. Nous avions déjà fait ce type de happening à Nancy (voir mon article), on voulait donc être à nouveau de la partie pour celui-ci.

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Nous sommes donc arrivés sur la place de l'hôtel de ville aux alentours de 13h15, beaucoup de monde était déjà là ! Nous avons été placés à une extrémité du triangle (les placements se faisaient au fur et à mesure des arrivées). C'était un bon emplacement, cela nous permettait de voir et d'entendre les passants et leurs commentaires. Et des passants, il y en a eu beaucoup. Nous sommes restés 3 heures immobiles, autant dire qu'il y a eu du passage pendant ce temps sur la place de l'hôtel de ville !

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On a eu, comme d'habitude, des critiques positives :

  • une femme en passant avec son chien : "bravo, c'est vraiment bien ce que vous faites"
  • une autre "je suis de tout cœur avec vous, félicitations"
  • pas mal de "bravos"

Mais également quelques critiques négatives :

  • un vieux con en passant : "vous êtes vraiment fous"
  • une vieille aigrie persuadée d'avoir la science infuse : "le progrès de la médecine vaut bien une petite expérience, non ?" (et dès que des arguments étaient évoqués, elle est partie directement)

Aussi quelques autres réactions :

  • j'ai vu quelques personnes pleurer à la vue de nos affiches
  • des jeunes de 20 ans "je ne savais même pas qu'ils faisaient ça sur des animaux"
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Photos prises depuis ma place

J'ai trouvé ce happening plus difficile à tenir que celui de Nancy, j'ai vraiment senti les 3 heures passer. C'est sans aucun doute dû au fait qu'on avait vraiment passé toute la semaine à marcher à travers Lyon et Paris, on était complètement cassés avant même de commencer la manifestation :)

Le temps était à peu près de notre côté, on a eu un peu de pluie au long de l'après-midi. Par contre, les 10 dernière minutes, on a vraiment été douchés comme il faut. Une photo de la place (et de nous) trempés :

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En tout cas, je suis vraiment très content d'avoir assisté à cet événement, j'ai même failli demander à faire du tractage, chose qui m'effrayait jusque là. J'imagine qu'au fur et à mesure qu'on fait ce genre de manifestation, on prends de l'assurance, on verra pour la prochaine fois !

Voici un article de Vegemag qui parle de ce happening, les photos de cet article que je n'ai pas prises moi-même ont été récupérées sur cette page de 269 Life France et j'y ajoute une vidéo faite par Mr Sauvons les animaux :

mardi 11 novembre 2014

Happening à Nancy : STOP aux animaux dans les labos

Cela fait pas mal de temps que je milite pour les animaux. Jusqu'alors, mes actions se limitaient à être végétarien (ce qui est déjà une des actions les plus bénéfiques qu'un homme puisse faire en faveur des animaux), lire beaucoup de livres sur les droits des animaux, bosser parfois pour la SPA ou encore faire des dons à des associations de défense des animaux (30 millions d'amis, L214, One Voice, SPA). Cette fois-ci, avec ma chérie (qui milite de la même manière), nous avions décidé, il y a quelques temps, d'aller encore un peu plus loin et de participer à des manifestations sur le terrain. Aussi, nous n'avons pas hésité quand nous avons eu connaissance du 24ème Happening STOP aux animaux dans les labos organisé par VegLorraine et le collectif International Campaigns pour les droits des animaux.

Les conditions du happening étaient simples : rester debout, immobile et silencieux sur la place Charles III de Nancy (en tenant chacun une pancarte) pendant 3h00 pour interpeller les passants de ce samedi 8 novembre. D'autres manifestations de ce genre ont déjà été organisées par International Campaigns dans de nombreuses villes de France. Heureusement, le beau temps était au rendez-vous cette journée.

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J'appréhendais vraiment cet événement, je n'étais jamais resté 3h00 debout sans bouger (qui l'a déjà fait...). J'avais vraiment peur de ne pas tenir, peut-être pas de faire un malaise mais en tout cas de ne pas pouvoir supporter. Du coup, c'est tout de même avec une certaine "crainte" que nous nous sommes pointés au rendez-vous à 13h00 place Charles III. Il était prévu une heure pour l'habillage de tous les participants (105 personnes) avec une tenue de laboratoire ainsi que la distribution des consignes. Au final, à 13h30 tout le monde était prêt et nous nous sommes mis en place dans le triangle préalablement matérialisé au sol.

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Finalement, les moments les plus difficiles ont été les 30 premières et les 15 dernières minutes. Nous n'avons pas demandé de remplacement, on a bien tenu les 3h30 (coupées par 3 x 5 minutes ou nous nous asseyons tous pour nous reposer). J'avais mes lunettes de soleil pour deux raisons : le soleil (sans blague...) mais aussi pour pouvoir regarder discrètement les passants et leurs réactions. Il y a quelques mamies et papys qui nous ont félicités, beaucoup de monde regardant avec intérêt (et dégoût) nos affiches et bien sûr 1 ou 2 gros cons (des weshmaggle) pour nous dire "vous pensez pas que y a plus grave, y a des gens qui meurent de faim". On ne pouvait malheureusement pas parler, sinon je me serais fait une joie de lui répondre qu'il ferme sa gueule, que c'était évident que lui n'avait jamais rien fait, ni pour les hommes, ni pour les animaux et que c'est pas parce qu'on manifeste pour les animaux qu'on est pas également sensible aux humains. Les arguments habituels quoi...

Autre point qui m'a vraiment déçu, c'est que cette manifestation n'a été relayée dans aucun média "traditionnel". Pas de journal, pas de télévision, rien. Heureusement, tous les passants sur place prenaient des photos et les partageaient sur Internet. Deux très bons photographes étaient présents (ce sont leur photos qui me servent à l'illustration de ce blog - merci à eux) : Henri Maupin et René Maupey (voir ses photos sur le flickr de l’événement)

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Je suis très fier d'avoir participé à ce happening avec ma chérie et que nous ayons réussi à tenir tous les deux jusqu'au bout. J'espère que nous avons permis à certaines personnes d'ouvrir les yeux sur les horreurs des laboratoires (une petite tente sur le côté donnait des informations supplémentaires, il y avait souvent du monde devant). Nous sommes décidé à refaire d'autres manifestations de ce genre quand il y en aura !

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jeudi 30 octobre 2014

Les militants pour la protection animale commencent à faire peur, et c'est très bien !

Aujourd'hui, le fameux amendement "Glavany" sur le statut des animaux doit être soumis à la seconde lecture à l'assemblée nationale. Cet amendement (qui doit définir, dans le code civil, que les animaux sont des êtres sensibles et non plus des objets), bien qu'il ne changera finalement pas grand chose pour les animaux, a le mérite de mettre en lumière les abominables conditions d'élevages et autres activités liées à l'exploitation des animaux.

Heureuse coïncidence, les 2 gros best-sellers littéraires du moment sont Plaidoyer pour les animaux de Matthieu Ricard et L'animal est une personne de Franz-Olivier Giesbert. Ces deux auteurs interviennent sur de nombreux plateaux de télévision et mettent, là encore, au grand jour et à la portée de tous les agissements honteux pratiqués dans les élevages intensifs, les laboratoires d'expérimentations animales, etc.

Régulièrement, des manifestations de militants pour les animaux ont lieu aux 4 coins de la France. Qu'il s'agisse de manifestations anti-corrida, de rassemblements contre le port de la fourrure, de grands rendez-vous vegans ou encore de happenings anti-vivisection comme celui qui va avoir lieu à Nancy (et auquel je vais participer) le 8 novembre 2014, tout le monde en parle de plus en plus.

Pour résumer, le mouvement pour la défense des animaux n'a jamais eu une aussi bonne couverture médiatique, et une aussi grosse adhésion de la population.

Tout ce bruit médiatique commence à faire peur aux plus grands. Hier, la FNSEA, un des principaux syndicat/lobby de l'élevage en France (bien connu pour mettre des bâtons dans les roues de quiconque ose s'attaquer à la viande - voici un bon exemple avec Sodexo il y a 2 ans) est monté au créneau. Deux articles d'actualités ont attiré mon attention :

Ce paragraphe m'a particulièrement choqué :

Pour démontrer les bonnes pratiques des éleveurs, la FNSEA avait convié hier à Paris devant la presse des acteurs de toutes les productions : du gaveur de canards à l’éleveur de bovins, en passant par le producteur de lait et l’éleveur de poules. Chacun a expliqué « savoir d’un simple coup d’œil quand ses animaux ne vont pas bien et y remédier d’autant plus volontiers qu’un animal qui ne se porte pas bien ne donne pas les résultats escomptés ».

"Les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît". Cette fameuse réplique des Tontons Flingueurs n'a jamais été aussi bien appropriée. Comment on peut nous faire avaler ça ?! Les gaveurs de canard "savent quand ses animaux ne vont pas bien" ? Le but d'un engraisseur de canard c'est justement de rendre ses canards malades (principalement du foie mais pas que). Plus ses canards sont gavés et malades, plus gros sera le foie et plus l'argent rentrera dans les caisses. 

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Deux "pépites" dans cet article (dites toutes les deux par le président de la FNSEA, Xavier Beulin) :

L'image qu'on donne de l'élevage français est erroné selon lui. «Je ne peux accepter qu'on généralise des systèmes qu'on va chercher ailleurs, loin de nos frontières», a-t-il ajouté.

Ce monsieur Beulin doit vraiment être à court d'arguments pour sortir des conneries pareilles. Une simple recherche sur Internet (ou juste une visite sur le site de L214) nous montrera des dizaines et des dizaines d'exemples d'abus, de tortures, de maltraitances dans les élevages partout en France.

«On accepte qu'il y ait une évolution», a renchéri M. Beulin, «sans pour autant remettre en cause la notion de la relation entre l'éleveur et son animal qui est une relation de subordination».

"Une relation de subordination" ? Sérieusement ? Moi dans ce que je vois dans les différentes enquêtes de L214 (par exemple, et pour ne se limiter qu'à la France), ce sont plutôt des relation d'esclavage, d'exploitation et d'avilissement.

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Alors allez-y monsieur Beulin, continuez de ressortir votre propagande merdique sur les bons élevages de France, occultez tous les problèmes, vous semblez n'avoir aucun problème à exploiter des êtres sensibles, des êtres qui ressentent la peur, la faim, l'ennui ou la solitude du moment que vous pouvez en tirer un gain financier. Vous avez peur que la population commence à ouvrir les yeux sur le sort abominable de tous ces animaux. Continuez d'avoir peur, ce mouvement prend de plus en plus d'ampleur. Un jour, tout le monde saura, vous verrez...

dimanche 28 septembre 2014

Un pigeon à la maison

Comme tous les week-ends, samedi soir nous avons amené Manech au Jardin Paul Verlaine en bas de chez nous. Après 30 minutes de Toboggan, de ballon et autres jeux, nous commençons à rentrer. À la sortie du parc, un truc gris attire mon attention dans l'herbe. En m'approchant d'un peu plus près, je me rends compte que c'est un pigeon, affalé dans l'herbe, les ailes complètement déployées, la tête sur le sol et les yeux ouverts. Il était vivant, je commence donc à le manipuler pour essayer de comprendre ce que fout un pigeon dans cet état dans l'herbe. Pas de sang apparent (sauf un peu dans une narine), les ailes se déploient et se referment correctement (quand je le fais à la main) mais le pigeon ne réagit à rien, il n'essaye pas de s'envoler, rien du tout. Du coup, on décide de le prendre et de le ramener chez nous (les gens qui m'ont vu rentrer avec un pigeon dans les mains ont dû se foutre un peu de ma gueule).

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On le mets dans un carton en rentrant, il semblait ne pas réagir. Du coup, on trouve sur ce site que je suis depuis pas mal de temps, un contact de la SPOV (Société Protectrice des Oiseaux des Villes). Un samedi à 20h je ne pensais pas avoir une réponse à mon coup de téléphone, mais en fait si, j'ai passé 15 minutes avec une "experte en pigeons" qui m'a expliqué les gestes à faire pour diagnostiquer les problèmes (contrôle du bon fonctionnement de la colonne vertébrale, etc.). Après un rapide examen, il semble que notre pigeon ait subit un choc (physique) et soit donc en état de choc (psychologique).

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L'experte me suggère de lui donner un anti-inflammatoire. "De l'arnica 9ch dilué dans de l'eau et donné avec une pipette sera suffisant". Donc un samedi à 20h, qu'est ce qu'il fait le Benj qui n'a pas d'arnica... ben il va en chercher à la pharmacie de garde du centre-ville. :) 30 minutes plus tard, on a tout ce qu'il faut. Maintenant il faut lui enfiler ça dans le gosier au Geon-Pierre (oui, comme c'est un geon-pi (référence), on s'est dit que Geon-Pierre c'est un bon nom). J'avais jamais fait ça (je n'ai jamais eu d'oiseau) mais bon, on arrive tant bien que mal à s'en sortir.

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Après avoir passé la nuit dans son carton, le lendemain, il est tout remis, aux aguets, un pigeon normal quoi :) Du coup, direction le jardin de la résidence et on relâche le gars. Retour à la pollution, aux mégots et autres délices de la ville... Bon vent Geon-Pierre :D

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