Apprendre à dessiner à 27 ans

Depuis aussi longtemps que je me souvienne, j'ai toujours été frustré de ne pas savoir dessiner. Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai voulu dessiner des petites scènes marrantes et où j'ai dû abandonner. Quand j'ai un crayon dans les mains avec un feuille à proximité, je gribouille des trucs mais ce sont toujours des trucs qui ne ressemblent à rien (en tout cas pas sans beaucoup d'imagination). La semaine dernière, on était en train de raconter des conneries au boulot, quand un collègue a dit "ça serait quand même cool que quelqu'un, parmi nous, sache bien dessiner, on pourrait dessiner nos conneries, y aurait de la matière". Du coup, ça a fait tilt dans ma tête, j'ai décidé de m'y mettre pour de bon...

ManDrawingPencil1.gifJ'ai commencé à me renseigner sur Internet, notamment savoir si l'aptitude au dessin était plutôt innée ou acquise. J'ai été assez surpris de constater que tout le monde s'accorde à dire que savoir dessiner n'est pas une chose innée, mais quelque chose qu'on apprends et qu'on perfectionne au fil du temps. Alors c'est vrai que la plupart des grands dessinateurs ont commencé à (bien) dessiner avant 10 ans. Ces gens là, ils ont la passion du dessin depuis tout petit. C'est pour ça, je pense, que même très jeunes, ils ont déjà un très bon niveau, car ils pratiquent cette passion depuis plusieurs années.

J'aurais pourtant pu apprendre à dessiner tôt. Mon père faisait beaucoup de belles peintures (uniquement impressionniste : peintures mortes et paysages), mais il n'a jamais pris le temps de m'apprendre comment dessiner. Je me souviens qu'une fois il nous a acheté (ma soeur et moi) des craies grasses et du papier à dessin, il voulait nous apprendre à dessiner ce qu'il peignait : un paysage type impressionniste. Autant dire qu'à 12 ans, on s'en fiche pas mal de ce genre de dessins. J'aurais voulu qu'il m’apprenne à dessiner des animaux, des cartoons, ce genre de chose, mais ça n'a jamais été le cas. Je n'ai donc jamais plus utilisé ces craies grasses après cela. Il a dû penser que je me foutais de savoir dessiner et ne m'a plus rien montré. Bref, après tout, pourquoi ne pas commencer à apprendre seul à 27 ans ? Ainsi, en progressant suffisamment, je pourrais partager cela avec mon fils !

En tout cas, ce qui est cool maintenant, c'est qu'avec Internet, on trouve des tonnes de ressources (sites, articles, livres électroniques) pour apprendre à dessiner. Ce que je souhaite savoir faire depuis tout petit, c'est ce genre de dessins : pas du réalisme, mais plutôt du cartoon. Enfin cela changera peut-être avec le temps, mais disons que mon premier gros objectif est de savoir reproduire ces dessins.

Puisqu'il est important de conserver ses premiers dessins (pour voir l'évolution), voici la première page que j'ai faite ce week-end, mes premiers croquis de grand :) Je n'ai pas de matériel particulier pour le moment, un crayon de papier qui traînait et un bout de feuille arrachée d'un cahier. Si j’accroche vraiment, j'investirai dans un vrai cahier à croquis et du meilleur matériel (crayon, gomme, etc.).

Affaire à suivre donc !

PS : Si vous avez des conseils, des liens, des idées pour m'aider à apprendre, n'hésitez pas :)

image1.jpgMes modèles du jour :

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À la SPA, on sauve les chiens mais on mange les cochons...

La SPA de Velaine en Haye (SPA Lorraine) organisait sa soirée annuelle en faveur des animaux. Je ne vais pas m'étendre sur la soirée en elle-même. Personnellement, je déteste de genre de soirée/bal où on nous passe uniquement des musiques des années 80 en boucle (Claude François, Feldman, Montagné, Francky Vincent et autres merdes dans le genre), mais on s'est dit que c'était pour la bonne cause puisque les bénéfices étaient dédiés aux animaux du refuge.

Ce sur quoi je voulais insister, la raison pour laquelle je fais cet article, c'est que j'ai été confronté, lors de cette soirée, au plus "bel" exemple de spécisme possible. Pour mémoire, voici la définition du spécisme selon Wikipédia :

On appelle spécisme (du mot speciesism, en anglais) la discrimination fondée sur le critère d’espèce. Le spécisme conduit à accorder moins d’importance aux intérêts des animaux non humains par rapport à ceux des humains. On peut aussi ranger sous ce terme la préférence pour certains animaux (les animaux de compagnie) par rapport à d’autres (les animaux d’élevage) qui conduit par exemple à manger du cochon mais pas du chien.

Voici une photo de la soirée (cliquez dessus pour l'agrandir), je vous laisse trouver l'erreur...

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Pour les plus pressés, voici la réponse : regardez le menu en bas : Sandwichs (Jambon/beurre - Saucisson - Pâté).

On avait l'impression que ça ne choquait que nous. Quand on était au stand boisson/sandwichs, on entendait systématiquement "un sandwich au jambon SVP" O_O

Putain mais les gars quoi, vous venez là pour aider les animaux mais en même temps, vous en bouffez d'autres... Réveillez-vous bordel !

Au cas où vous en douteriez, un cochon souffre autant qu'un chat ou qu'un chien, alors pourquoi vous aidez les uns et tuez les autres (oui, parce que même si ce n'est pas vous qui avez égorgé le cochon de vos mains, c'est vous le responsable de sa mort en achetant son cadavre pour le manger !) ?

Une dernière chose, une vraie caricature : voici ce que l'on peut trouver sur le compte Facebook de la SPA Lorraine :

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Notez le "Bien évidemment, nous ne voulons pas qu'il soit adopté pour sa viande...". Cette condition fait l'unanimité (à juste titre) dans les commentaires. Ouais... et donc, quelle différence entre Salami et le cadavre de cochon présent dans vos sandwichs jambon/beurre ? Si on vous avez dit "au fait, le jambon ou le pâté dans vos sandwichs c'était Salami hein", qu'auriez-vous fait ?


Bref, pour conclure, je tiens à dire que je n'ai rien contre la SPA Lorraine. C'est vraiment bien que ce genre d'initiatives au profit des animaux soient organisées, mais essayez de rester cohérents dans vos actions. SPA c'est "société de protection des animaux", protégez-les, ne les mangez pas. Aux organisateurs : ce genre de soirée aurait pu être un excellent moyen (et pour moins cher - donc davantage de bénéfices) de promouvoir la cuisine végétarienne ou végétalienne et d'éveiller un peu les consciences...

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Dal (ou dahl) de lentilles corail

Aujourd'hui, une deuxième recette vegan facile à faire et absolument délicieuse. C'est mon futur ex-collègue Sébastien qui me l'a passée, je l'ai un tout petit peu modifiée pour la simplifier. Il s'agit d'une recette indienne de Dal, ou purée de lentilles.

Ingrédients (pour 4 personnes)

  • 250g de lentilles corail
  • 2 échalotes hachées
  • 1 gousse d'ail hachée
  • 1 c. à s. de gingembre frais haché très fin
  • 1 c. à c. de curcuma en poudre
  • 1/2 c à c de piment en poudre (optionnel)
  • 2/3 c. à c. de poivre
  • 1 tablette de concentré de bouillon de légumes
  • 2 c à c de gros sel
  • huile d'olive
  • 45 cl d'eau

Préparation

  1. Dans une grande casserole ou un fait-tout, frire à l'huile d'olive les échalotes et l'ail. Une fois caramélisés, ajouter le gingembre et le curcuma,
  2. Ajouter l'eau, les lentilles, le sel, le concentré de bouillon, le piment, et laisser cuire 20min à feu moyen sans couvrir en remuant toutes les 5 minutes
  3. Ajouter le poivre
  4. Couvrir et laissez cuire à feu très doux pendant 25-30 min. (le temps que les lentilles aient absorbées toute l'eau) en remuant de temps en temps. Pendant ce temps là, vous pouvez faire cuire le riz (basmati de préférence).

Une fois prêt, vous il vous suffit de servir en mélangeant avec le riz (nature), c'est un vrai régal !

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Happening à Nancy : STOP aux animaux dans les labos

Cela fait pas mal de temps que je milite pour les animaux. Jusqu'alors, mes actions se limitaient à être végétarien (ce qui est déjà une des actions les plus bénéfiques qu'un homme puisse faire en faveur des animaux), lire beaucoup de livres sur les droits des animaux, bosser parfois pour la SPA ou encore faire des dons à des associations de défense des animaux (30 millions d'amis, L214, One Voice, SPA). Cette fois-ci, avec ma chérie (qui milite de la même manière), nous avions décidé, il y a quelques temps, d'aller encore un peu plus loin et de participer à des manifestations sur le terrain. Aussi, nous n'avons pas hésité quand nous avons eu connaissance du 24ème Happening STOP aux animaux dans les labos organisé par VegLorraine et le collectif International Campaigns pour les droits des animaux.

Les conditions du happening étaient simples : rester debout, immobile et silencieux sur la place Charles III de Nancy (en tenant chacun une pancarte) pendant 3h00 pour interpeller les passants de ce samedi 8 novembre. D'autres manifestations de ce genre ont déjà été organisées par International Campaigns dans de nombreuses villes de France. Heureusement, le beau temps était au rendez-vous cette journée.

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J'appréhendais vraiment cet événement, je n'étais jamais resté 3h00 debout sans bouger (qui l'a déjà fait...). J'avais vraiment peur de ne pas tenir, peut-être pas de faire un malaise mais en tout cas de ne pas pouvoir supporter. Du coup, c'est tout de même avec une certaine "crainte" que nous nous sommes pointés au rendez-vous à 13h00 place Charles III. Il était prévu une heure pour l'habillage de tous les participants (105 personnes) avec une tenue de laboratoire ainsi que la distribution des consignes. Au final, à 13h30 tout le monde était prêt et nous nous sommes mis en place dans le triangle préalablement matérialisé au sol.

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Finalement, les moments les plus difficiles ont été les 30 premières et les 15 dernières minutes. Nous n'avons pas demandé de remplacement, on a bien tenu les 3h30 (coupées par 3 x 5 minutes ou nous nous asseyons tous pour nous reposer). J'avais mes lunettes de soleil pour deux raisons : le soleil (sans blague...) mais aussi pour pouvoir regarder discrètement les passants et leurs réactions. Il y a quelques mamies et papys qui nous ont félicités, beaucoup de monde regardant avec intérêt (et dégoût) nos affiches et bien sûr 1 ou 2 gros cons (des weshmaggle) pour nous dire "vous pensez pas que y a plus grave, y a des gens qui meurent de faim". On ne pouvait malheureusement pas parler, sinon je me serais fait une joie de lui répondre qu'il ferme sa gueule, que c'était évident que lui n'avait jamais rien fait, ni pour les hommes, ni pour les animaux et que c'est pas parce qu'on manifeste pour les animaux qu'on est pas également sensible aux humains. Les arguments habituels quoi...

Autre point qui m'a vraiment déçu, c'est que cette manifestation n'a été relayée dans aucun média "traditionnel". Pas de journal, pas de télévision, rien. Heureusement, tous les passants sur place prenaient des photos et les partageaient sur Internet. Deux très bons photographes étaient présents (ce sont leur photos qui me servent à l'illustration de ce blog - merci à eux) : Henri Maupin et René Maupey (voir ses photos sur le flickr de l’événement)

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Je suis très fier d'avoir participé à ce happening avec ma chérie et que nous ayons réussi à tenir tous les deux jusqu'au bout. J'espère que nous avons permis à certaines personnes d'ouvrir les yeux sur les horreurs des laboratoires (une petite tente sur le côté donnait des informations supplémentaires, il y avait souvent du monde devant). Nous sommes décidé à refaire d'autres manifestations de ce genre quand il y en aura !

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Les militants pour la protection animale commencent à faire peur, et c'est très bien !

Aujourd'hui, le fameux amendement "Glavany" sur le statut des animaux doit être soumis à la seconde lecture à l'assemblée nationale. Cet amendement (qui doit définir, dans le code civil, que les animaux sont des êtres sensibles et non plus des objets), bien qu'il ne changera finalement pas grand chose pour les animaux, a le mérite de mettre en lumière les abominables conditions d'élevages et autres activités liées à l'exploitation des animaux.

Heureuse coïncidence, les 2 gros best-sellers littéraires du moment sont Plaidoyer pour les animaux de Matthieu Ricard et L'animal est une personne de Franz-Olivier Giesbert. Ces deux auteurs interviennent sur de nombreux plateaux de télévision et mettent, là encore, au grand jour et à la portée de tous les agissements honteux pratiqués dans les élevages intensifs, les laboratoires d'expérimentations animales, etc.

Régulièrement, des manifestations de militants pour les animaux ont lieu aux 4 coins de la France. Qu'il s'agisse de manifestations anti-corrida, de rassemblements contre le port de la fourrure, de grands rendez-vous vegans ou encore de happenings anti-vivisection comme celui qui va avoir lieu à Nancy (et auquel je vais participer) le 8 novembre 2014, tout le monde en parle de plus en plus.

Pour résumer, le mouvement pour la défense des animaux n'a jamais eu une aussi bonne couverture médiatique, et une aussi grosse adhésion de la population.

Tout ce bruit médiatique commence à faire peur aux plus grands. Hier, la FNSEA, un des principaux syndicat/lobby de l'élevage en France (bien connu pour mettre des bâtons dans les roues de quiconque ose s'attaquer à la viande - voici un bon exemple avec Sodexo il y a 2 ans) est monté au créneau. Deux articles d'actualités ont attiré mon attention :

Ce paragraphe m'a particulièrement choqué :

Pour démontrer les bonnes pratiques des éleveurs, la FNSEA avait convié hier à Paris devant la presse des acteurs de toutes les productions : du gaveur de canards à l’éleveur de bovins, en passant par le producteur de lait et l’éleveur de poules. Chacun a expliqué « savoir d’un simple coup d’œil quand ses animaux ne vont pas bien et y remédier d’autant plus volontiers qu’un animal qui ne se porte pas bien ne donne pas les résultats escomptés ».

"Les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît". Cette fameuse réplique des Tontons Flingueurs n'a jamais été aussi bien appropriée. Comment on peut nous faire avaler ça ?! Les gaveurs de canard "savent quand ses animaux ne vont pas bien" ? Le but d'un engraisseur de canard c'est justement de rendre ses canards malades (principalement du foie mais pas que). Plus ses canards sont gavés et malades, plus gros sera le foie et plus l'argent rentrera dans les caisses. 

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Deux "pépites" dans cet article (dites toutes les deux par le président de la FNSEA, Xavier Beulin) :

L'image qu'on donne de l'élevage français est erroné selon lui. «Je ne peux accepter qu'on généralise des systèmes qu'on va chercher ailleurs, loin de nos frontières», a-t-il ajouté.

Ce monsieur Beulin doit vraiment être à court d'arguments pour sortir des conneries pareilles. Une simple recherche sur Internet (ou juste une visite sur le site de L214) nous montrera des dizaines et des dizaines d'exemples d'abus, de tortures, de maltraitances dans les élevages partout en France.

«On accepte qu'il y ait une évolution», a renchéri M. Beulin, «sans pour autant remettre en cause la notion de la relation entre l'éleveur et son animal qui est une relation de subordination».

"Une relation de subordination" ? Sérieusement ? Moi dans ce que je vois dans les différentes enquêtes de L214 (par exemple, et pour ne se limiter qu'à la France), ce sont plutôt des relation d'esclavage, d'exploitation et d'avilissement.

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Alors allez-y monsieur Beulin, continuez de ressortir votre propagande merdique sur les bons élevages de France, occultez tous les problèmes, vous semblez n'avoir aucun problème à exploiter des êtres sensibles, des êtres qui ressentent la peur, la faim, l'ennui ou la solitude du moment que vous pouvez en tirer un gain financier. Vous avez peur que la population commence à ouvrir les yeux sur le sort abominable de tous ces animaux. Continuez d'avoir peur, ce mouvement prend de plus en plus d'ampleur. Un jour, tout le monde saura, vous verrez...

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Un pigeon à la maison

Comme tous les week-ends, samedi soir nous avons amené Manech au Jardin Paul Verlaine en bas de chez nous. Après 30 minutes de Toboggan, de ballon et autres jeux, nous commençons à rentrer. À la sortie du parc, un truc gris attire mon attention dans l'herbe. En m'approchant d'un peu plus près, je me rends compte que c'est un pigeon, affalé dans l'herbe, les ailes complètement déployées, la tête sur le sol et les yeux ouverts. Il était vivant, je commence donc à le manipuler pour essayer de comprendre ce que fout un pigeon dans cet état dans l'herbe. Pas de sang apparent (sauf un peu dans une narine), les ailes se déploient et se referment correctement (quand je le fais à la main) mais le pigeon ne réagit à rien, il n'essaye pas de s'envoler, rien du tout. Du coup, on décide de le prendre et de le ramener chez nous (les gens qui m'ont vu rentrer avec un pigeon dans les mains ont dû se foutre un peu de ma gueule).

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On le mets dans un carton en rentrant, il semblait ne pas réagir. Du coup, on trouve sur ce site que je suis depuis pas mal de temps, un contact de la SPOV (Société Protectrice des Oiseaux des Villes). Un samedi à 20h je ne pensais pas avoir une réponse à mon coup de téléphone, mais en fait si, j'ai passé 15 minutes avec une "experte en pigeons" qui m'a expliqué les gestes à faire pour diagnostiquer les problèmes (contrôle du bon fonctionnement de la colonne vertébrale, etc.). Après un rapide examen, il semble que notre pigeon ait subit un choc (physique) et soit donc en état de choc (psychologique).

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L'experte me suggère de lui donner un anti-inflammatoire. "De l'arnica 9ch dilué dans de l'eau et donné avec une pipette sera suffisant". Donc un samedi à 20h, qu'est ce qu'il fait le Benj qui n'a pas d'arnica... ben il va en chercher à la pharmacie de garde du centre-ville. :) 30 minutes plus tard, on a tout ce qu'il faut. Maintenant il faut lui enfiler ça dans le gosier au Geon-Pierre (oui, comme c'est un geon-pi (référence), on s'est dit que Geon-Pierre c'est un bon nom). J'avais jamais fait ça (je n'ai jamais eu d'oiseau) mais bon, on arrive tant bien que mal à s'en sortir.

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Après avoir passé la nuit dans son carton, le lendemain, il est tout remis, aux aguets, un pigeon normal quoi :) Du coup, direction le jardin de la résidence et on relâche le gars. Retour à la pollution, aux mégots et autres délices de la ville... Bon vent Geon-Pierre :D

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Critiques de livres juillet/août 2014

Les fourmis de Bernard Werber

Le temps que vous lisiez ces lignes, sept cents millions de fourmis seront nées sur la planète. Sept cents millions d'individus dans une communauté estimée à un milliard de milliards, et qui a ses villes, sa hiérarchie, ses colonies, son langage, sa production industrielle, ses esclaves, ses mercenaires... Ses armes aussi. Terriblement destructrices. Lorsqu'il entre dans la cave de la maison léguée par un vieil oncle entomologiste, Jonathan Wells est loin de se douter qu'il va à leur rencontre. A sa suite, nous allons découvrir le monde fabuleusement riche, monstrueux et fascinant de ces «infraterrestres», au fil d'un thriller unique en son genre, où le suspense et l'horreur reposent à chaque page sur les données scientifiques les plus rigoureuses. Voici pour la première fois un roman dont les héros sont des... fourmis !

Ce livre est le seul que j'ai lu plusieurs fois (plus de 10 fois). Je ne m'en lasse pas. Bien que je connaisse déjà toute l'histoire, je prends toujours un grand plaisir à la relire. Ce mélange entre explications scientifiques / biologiques et aventure me passionne énormément. On apprendre beaucoup de choses sur les fourmis, notre regard sur ces petites bêtes ne peut plus être le même avant et après la lecture de ce livre, il nous fait prendre conscience que malgré leur toute petite taille, elles sont passionnantes et ne sont pas simplement vouées à finir écrasées sous les doigts d'un enfant ou collées dans un piège à fourmis ! Bref, un petit livre (130 pages) extrêmement prenant. Ma note : 8,5/10

Le jour des fourmis de Bernard Werber

Elles sont un milliard de milliards. Nous les remarquons à peine, elles nous guettent pourtant depuis longtemps. Pour certaines, nous sommes des Dieux. Pour les autres, des êtres malfaisants. Avec une intelligence et une organisation prodigieuses qui n'ont rien à envier aux armées les plus redoutables, elles se préparent à une lutte sans merci. Qui seront les vrais maîtres de la terre ? De la réponse à cette question leur survie dépend... La nôtre aussi. Le jour des fourmis est-il vraiment arrivé ? Après le succès phénoménal de son précédent roman, Les Foumis, best-seller international, traduit en douze langues, primé par de nombreux jurys, mis au programme de certaines classes de biologie, Bernard Werber, romancier et journaliste scientifique, poursuit sa grande saga des " intra-terrestres ". Il nous entraîne plus loin encore dans un univers hallucinant et terrible, où grouillent des insectes aux comportements pervers, féroces, fascinants. Plus qu'un thriller, Le Jour des Fourmis devient une formidable et troublante odyssée moderne, mêlant la fiction et l'imaginaire à la science la plus avancée de l'infiniment petit.

La suite du premier livre "Les fourmis". On y retrouve nos héros (humains et myrmécéens) pour de nouvelles aventures passionnantes. On y fait de nouvelles découvertes scientifiques et biologiques sur les fourmis, l'intrigue est vraiment prenante. Le seul petit bémol que je trouve à ce tome est l'histoire des Dieux. Il y a une réflexion assez importante sur les Dieux de manière générale et je suis un peu allergique à toute religion. Cette partie m'a donc un peu rebutée. Le reste est tout de même génial ! Ma note : 7.5/10

La machine à explorer le temps de Herbert George Wells

Un inventeur de génie construit une machine extraordinaire qui va lui permettre de se déplacer à travers les siècles. C'est ainsi qu'il atteint l'an 802701. Autour de lui, tout a bien changé, et les premiers habitants qu'il rencontre ont une attitude pour le moins étrange : une sérénité mêlée à une sombre terreur que l'apparition des Morlocks, des êtres peuplant les profondeurs de la terre, va bientôt expliquer...

Je me surprend à aimer les livres de SF depuis quelques temps, en particulier quand il s'agit de voyage dans le temps. J'ai donc voulu lire l'origine de toutes ces histoires, le classique du voyage dans le temps : La machine à explorer le temps. Ce livre date de 1895 et est librement téléchargeable, j'ai donc pu le récupérer gratuitement sur ma liseuse (un gros avantage de la liseuse). Je pensais que cette histoire serait principalement tournée vers la théorie du voyage dans le temps, la partie "technique" de la machine à remonter le temps. En fait, pas du tout. Le premier chapitre nous explique rapidement une théorie du voyage temporel mais c'est tout, tout le reste du livre raconte le voyage du narrateur, une fois qu'il est revenu dans le présent. On apprend donc comment il est arrivé en l'an 802701, ce qu'il a découvert, les objets, les habitants, la vie là bas. C'est assez différent de notre monde (on peut s'en douter) et très bien raconté, on a pas beaucoup de mal à imaginer tout ça. Ce genre d'histoire m'a un peu fait penser à la vie passée décrite dans La nuit des temps de Barjavel. Au final, un peu de suspens, une histoire bien racontée, bref, un bon livre mais qui ne parle pas assez du voyage temporel et des questions/problèmes qui en découlent ! Ma note : 7/10

Il de Derek Van Arman

La plupart des tueurs en série n'ont rien à voir avec les mythes qu'ils ont engendrés. Ils ne vivent pas isolés, au milieu des bois ou au fin fond d'un asile. Ce sont vos voisins. Ils prennent le bus avec vous. Vos enfants jouent avec les leurs. Il arrive même parfois qu'ils soient assis près de vous lors des réunions de famille. " Ainsi parle Jack Scott, directeur de l'agence fédérale en charge des crimes violents et spécialiste des serial killers. Lorsqu'une mère et ses deux filles sont sauvagement assassinées dans une mise en scène macabre, c'est le début d'une chasse à l'homme impitoyable. Jack, qui pensait avoir tout enduré devra affronter son passé pour mettre la main sur un tueur atypique, aussi pervers que machiavélique. Roman choral, baroque, d'une ampleur peu commune, Il marque d'une pierre noire l'histoire du roman de serial killer. Cette descente vers le mal, angoissante et crépusculaire, au suspens implacable, outrepasse toutes les limites du genre, et nous donne un aperçu d'un réalisme rare sur les méthodes d'investigation les moins bien connues de la police américaine. À tel point que l'auteur a été mis en examen par le FBI afin qu'il livre les sources lui ayant permis d'être aussi proche de la réalité. Problèmes judiciaires qui expliquent pourquoi ce livre, paru aux États-Unis en 1992, et immédiatement devenu culte, est resté inédit en France jusqu'à ce jour.Derek Van Arman est un pseudonyme. Il est son seul roman.

Je crois que je ne me suis jamais autant forcé pour finir un livre. C'est simple, le livre fait 650 pages, au bout des 100 premières pages, j'en avais déjà marre mais je me disais que la suite ne pouvait être que mieux. J'ai donc continué, grosse erreur ! Ce livre est ennuyant du début à la fin, l'action n'est pas extraordinaire, il n'y a absolument aucun suspens car on nous décrit les actions des policiers mais aussi des tueurs. On sait donc déjà exactement qui a fait quoi, quand, comment, etc. La grosse intrigue c'est simplement "comment les uns vont attraper les autres". Et, je le répète, c'est pas 200 pages, c'est 650 pages ! Les détails sont inutiles et ennuyants, les personnages sont assez nombreux et quasiment tous inintéressants. La conclusion est attendue depuis le début, on est même déçu du "traitement" des tueurs à la fin. Bref, un livre à éviter absolument. Mon moment préféré, la dernière page, pour me dire que je pouvais passer à autre chose. Ma note : 3/10

Mais c'est à toi que je pense de Gary A. Braunbeck

Pour Thomas, Arnold, Rebecca et Christopher, c'est la fin du supplice.
Ils viennent d'échapper à leur tortionnaire, un tueur en série pédophile qui les séquestrait depuis des années. Mais une nouvelle épreuve les attend: et si on les avait oubliés? et si on ne les aimait plus? Horriblement défigurés et mutilés, ils ont besoin d'un adulte pour les ramener à leurs parents, que certains n'ont pas vus depuis dix ans... et ils ont choisi Mark.

Ça faisait longtemps que je n'avais pas lu un livre aussi touchant, auquel on est accro des les 10 premières pages, pour lequel on lutte contre le sommeil le soir pour en lire toujours plus. Celui-ci fait parti de cette famille.
Alors c'est vrai que les scènes racontées par les enfants victimes de ce montre pédophile sont assez atroces mais ce livre va bien plus loin que cela. On se sent vraiment triste pour ces enfants, on a hâte de savoir comment toute cette histoire va se finir. On se demande parfois pour quelles raisons est-ce qu'ils traitent le personnage principal de cette manière mais on comprends finalement pourquoi.
Bref, difficile d'en dire plus sans révéler une partie de l'histoire. Un conseil, si vous avez l'occasion de lire ce livre, sautez dessus, il n'est pas très long (260 pages) et est vraiment très bien, je l'ai lu en 2 soirs seulement. Ma note : 8/10

Striking at the Roots - A Practical Guide to Animal Activism de Stephen Hawthorne

Animal protection is one of the most passionately debated issues of our day. In light of recent legislation and intensified pressure put on activists around the world, those advocates fighting for animal liberation or even animal welfare need a single resource covering the major, and some minor, models of animal activism.Striking at the Roots: A Practical Guide to Animal Activism brings together the most effective tactics for speaking out for animals and gives voice to activists from around the globe, who explain why their chosen models of activism have been successful - and how others can get involved.

C'est la première fois que je lisais un livre en anglais. Je lis pas mal de comics en VO mais je n'avais jamais lu de livre entier. C'est désormais chose faite avec celui-ci (qui n'est pas disponible en français). Comme indiqué dans le résumé, ce livre liste les actions possibles à faire pour la défense des animaux, cela va de la distribution de dépliants au lobbing politique en passant par des "actions directes" dans les usines exploitant/maltraitant/torturant les animaux. Pour chaque actions, il y a les avantages, les inconvénients, des conseils pour s'y mettre, etc. Ce livre est vraiment une bible pour ceux qui veulent se mette à l'activisme pour les animaux ! Ma note : 7/10

Millénium, Tome 2 : La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette de Stieg Larsson

Tandis que Lisbeth Salander coule des journées supposées tranquilles aux Caraïbes, Mikael Blomkvist, réhabilité, victorieux, est prêt à lancer un numéro spécial de Millénium sur un thème brûlant pour des gens haut placés : une sombre histoire de prostituées exportées des pays de l'Est. Mikael aimerait surtout revoir Lisbeth. Il la retrouve sur son chemin, mais pas vraiment comme prévu : un soir, dans une rue de Stockholm, il la voit échapper de peu à une agression manifestement très planifiée. Enquêter sur des sujets qui fâchent mafieux et politiciens n'est pas ce qu'on souhaite à de jeunes journalistes amoureux de la vie. Deux meurtres se succèdent, les victimes enquêtaient pour Millénium. Pire que tout, la police et les médias vont bientôt traquer Lisbeth, coupable toute désignée et qu'on a vite fait de qualifier de tueuse en série au passé psychologique lourdement chargé

J'ai lu Millénium 1 il y a quelques mois que j'avais vraiment adoré, j'ai mis pas mal de temps à me mettre au tome 2 car un collègue m'avait prévenu que l'histoire se déroulait sur les tomes 2 et 3, soit plus de 1200 pages. N'ayant rien d'autre à me mettre sous la dent la semaine dernière, j'ai commencé celui-ci... et je n'ai pas pu décrocher avant la fin ! C'est la première fois que je suis autant accro à une histoire, j'avais hâte de retrouver le livre le soir et à chaque fois que j'avais 10 minutes ! L'histoire est vraiment géniale, on ne s'ennuie pas une seule seconde, c'est passionnant et on a hâte de découvrir la vérité. Seul point noir, j'ai trouvé que les annonces importantes de l'histoire étaient noyées dans la masse, sans grand effet d'annonce. Mais à part ça, tout est parfait. Bon alors en effet, l'histoire ne s'arrête pas du tout à la fin du tome 2, on est coupé en plein milieu d'une grande action, on ne peut pas ne pas continuer avec le tome 3 ! Ma note : 9.5/10

Millénium, Tome 3 : La reine du palais des courants d'air de Stieg Larsson

Que les lecteurs des deux premiers tomes de la trilogie Millénium ne lisent pas les lignes qui suivent s’ils préfèrent découvrir par eux-mêmes ce troisième volume d’une série rapidement devenue culte.
Le lecteur du deuxième tome l’espérait, son rêve est exaucé : Lisbeth n’est pas morte. Ce n’est cependant pas une raison pour crier victoire : Lisbeth, très mal en point, va rester coincée des semaines à l’hôpital, dans l’incapacité physique de bouger et d’agir. Coincée, elle l’est d’autant plus que pèsent sur elle diverses accusations qui la font placer en isolement par la police.
Un ennui de taille : son père, qui la hait et qu’elle a frappé à coups de hache, se trouve dans le même hôpital, un peu en meilleur état qu’elle…

Comme je l'ai dit dans ma critique du tome 2, ce livre est vraiment la suite directe du tome précédent. Je l'ai trouvé un peu moins bien : moins d'action et moins de suspens (il était difficile de faire mieux que le précédent, la barre a vraiment été mise très très haut). En gros, le tome 2 c'est l'action pure et le tome 3 c'est l’explication de toute la machination (qui a lieu au plus haut de l’État suédois). C'est tout de même une très bonne conclusion à cette saga mémorable. Il me tarde de voir les films afin de voir s'ils sont fidèles aux livres. Ma note : 8/10

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Voyage à Paris - Août 2014

Nous l'avions prévu depuis pas mal de temps, on voulait passer quelques jours sur Paris avec ma chérie. On avait 3 jours à notre disposition, donc on a dû bien préparer le voyage et optimiser les visites et les déplacements. Ma sœur nous a gentiment logé chez elle, elle habite à 40 minutes de RER de Paris, on a donc économisé 3 nuits d'hôtel.

Lundi

On avait prévu d'aller au Louvre dès l'ouverture à 9h. Arrivé là bas, une file d'attente interminable était déjà présente. Avant la fin de la file, on voit un panneau "à partir de maintenant, 1h d'attente"... Du coup on est reparti direct ! On en a profité pour aller déjeuner au Starbucks à côté du Louvre, puis on a remonté toute la rue de Rivoli en faisant les magasins sur notre chemin.

Ensuite, on est allé au mémorial de la Shoah. J'ai été étonné par les précautions prises avec les visiteurs : plusieurs portes blindées, passage au rayons X à l'entrée, etc. On se serait cru dans un vrai bunker. Malheureusement, impossible de prendre des photos. Il y avait, en plus de l'expo sur la Shoah (ses raisons, ses victimes, ses conséquences, etc.), une exposition temporaire sur le génocide du Rwanda. Les images étaient dures mais c'était vraiment très intéressant.

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Ensuite nous sommes allés manger à HD Diner, une chaîne de restos américains vintages. Le hamburger végétarien était absolument sublime !

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Lundi après-midi, nous voulions aller au Palais de la découverte, pas de bol, j'avais oublié de regarder et c'était fermé le lundi... Du coup on a voulu aller au musée des lettres et manuscrits (prévu pour le lendemain), pas de bol là encore, fermé le lundi aussi !

Finalement on a fait le boulevard Saint-Germain et, en particulier, les 2 magasins de BD "Album". J'en suis ressorti avec une BD (L'art invisible) que je voulais depuis quelques temps et 2/3 goodies. On est ensuite allé faire un tour (sur les conseils de Sébastien) à la librairie anglaise "Shakespeare & Co." en face de Notre Dame. Une super petite boutique, on se serait cru dans une des boutiques du Chemin de Traverse de Harry Potter :)

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Le soir, après une pizza dans un resto italien, nous sommes rentrés complètement crevés !

Mardi

Bon on est mal tombé, problème sur le RER, du coup, au lieu de 40 minutes, il nous a fallu plus d'1h30 pour arriver à Paris. Heureusement que j'avais mes achats de la veille :)

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Une fois arrivé, on est allé déjeuné au Starbucks des Champs-Élysées puis direction le Palais de la découverte. En chemin, on voit 3 personnes avec caméra et micro-perche nous sauter dessus et nous dire "Vous êtes français ? C'est pour TF1, on cherche des témoignages sur la mort de Robin Williams... vous savez qu'il est mort hein ?". On a le temps de rien dire, l'autre met déjà sa caméra sur les épaules pour nous filmer... Du coup, moi j'ai entendu TF1 j'ai refusé. D'une part, j'ai rien à dire sur la mort de Robin Williams, et d'autre part, c'est TF1, donc sûrement pas !

Bref, on est enfin arrivé au Palais de la découverte. Je voulais y aller car il y avait une grande expo sur les fourmis. Il n'y avait pas beaucoup de monde, c'était agréable. Bon par contre, c'était moins bien que dans mes souvenirs. Je pense que c'est génial pour les enfants, il y a quelques expériences sympa à faire, mais on a trouvé le tout un peu trop scolaire à notre goût.

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Et dans le genre très hypocrite et très con : l'expo sur les fourmis nous disait tout le long que les insectes sont indispensables pour la nature et pour les humains, qu'on leur doit vraiment beaucoup, etc. Et à la fin, dans la boutique des souvenirs :

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Après cela, direction la place des Vosges et la maison/musée de Victor Hugo. Au final, c'est ici que nous avons le plus attendu avant d'entrer (1h15) (seul un certain nombre de personnes étaient admises en même temps dans le musée). Même pour moi qui ne suis pas le plus grand fan du monde de Hugo (contrairement à ma chérie), j'ai trouvé cela très joli et très intéressant !

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Ensuite, direction le Big Fernand, un resto spécialisé dans les hamburgers. C'est sans aucun doute ici que j'ai mangé le meilleur hamburger et les meilleures frites de toute ma vie (30€ pour 2 mais ça valait vraiment le coup) ! Le resto est vraiment super joli, et sur chaque chaise était gravé un petit mot bien marrant, du genre "repose lune, lèche cul, etc." :)

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Après mangé, direction le musée des lettres et manuscrits. Super intéressant là encore. S'y trouvent des manuscrits des personnages historiques importants (écrivains, mathématiciens, chanteurs, poètes, etc.) et une expo temporaire dédiée à la première guerre mondiale, avec son lot de manuscrits (comme, par exemple, le manuscrit de la première version de la Marseillaise) :

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On est rentré sur les coups de 17h30 pour que ma sœur nous emmène à Créteil au Primark (où j'ai encore acheté un T-shirt de super héros) :)

Mercredi

Direction Pigalle, je voulais absolument faire le musée de l'érotisme. J'ai pas été déçu du voyage :) Ce musée, sur 7 étages était vraiment super intéressant. Il y avait 2 expos temporaires : une expo sur André-François Barbe (mort en février 2014) et une autre expo sur le sexe au japon. Voici quelques photos qui, j'en suis certain, vous donneront envie d'y aller :

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Enfin, avant de rentrer, je voulais vraiment faire l'expo Marvel du musée d'art ludique. J'étais déjà allé voir l'expo Pixar dans ce musée, j'avais plutôt bien aimé. Par contre, 2 gros points noirs : le prix de l'entrée, 14€, c'est vraiment trop cher pour une visite de 30 minutes (en prenant son temps) et impossible de faire des photos à l'intérieur. Pourquoi ? Ben pour mieux vendre le catalogue de l'expo à 30€ à la fin de la visite... Malgré cela, l'expo était intéressante, il y avait quelques costumes et accessoires des films de Marvel et beaucoup de planches originales des plus grands dessinateurs de chez Marvel (dont des planches originales du 1er épisode de Daredevil) ! Bref, une belle expo mais bien trop chère.

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Voila, pour résumé donc, un super petit séjour bien rempli :) Prochaine ville que nous visiterons : Bruxelles.

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Qu'est ce qui est vraiment important ?

On devrait tout le temps se demander "Quelle est, au monde, la chose la plus importante sur laquelle je devrais travailler maintenant ?".
Si vous n'êtes pas en train de travailler dessus, pourquoi donc ?

Aaron Swartz (The Internet's Own Boy: The Story of Aaron Swartz)

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Pommes de terre, lentilles et tofu au curry

Devenir végétarien c'est pas juste retirer la viande de son assiette et manger les légumes (mal/pas assaisonnés). C'est découvrir de nouveaux plats, de nouvelles saveurs et de nouvelles odeurs. Le problème, c'est qu'en général, dans les livres de recettes végétariennes, les plats sont super compliqués, super longs et surtout, nécessitent énormément d'ingrédients. Depuis quelques temps, je cherche des recettes vég' faciles, pas chères et rapides à faire, je les copierais sur ce blog. Pour cette première recette, faite avec 3 fois rien en 30 minutes : Pommes de terre, lentilles et tofu au curry.

Ingrédients (pour 4 personnes)

Je ne suis pas un grand fan des proportions exactes, donc c'est toujours à peu près mais ça marche très bien !

  • 600g de pommes de terre (à plus ou moins 100g)
  • 300g de tofu (à plus ou moins 100g)
  • 1 grand verre de lentilles corail
  • une gousse d'ail
  • deux oignons
  • une cuillère à soupe de curry
  • un peu de piment en poudre
  • de l'huile d'olive

Préparation

  1. Dans une grande casserole ou un fait-tout, à feu doux, faites chauffer de d'huile d'olive. Une fois chaude, ajoutez-y les oignons et l'ail coupés en lamelles ainsi que le curry et le piment. Mélangez et laissez mijoter 5 minutes ;
  2. Ajoutez le tofu et les pommes de terre coupés en cube avec un peu d'eau et laissez mijoter 10 minutes avec un couvercle en remuant de temps en temps ;
  3. Ajoutez les lentilles et ajoutez autant d'eau qu'il faut pour recouvrir le tout ;
  4. Laissez mijoter 20 minutes, salez et régalez-vous !

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Critiques de livres mai/juin 2014

  • Les rivières pourpres de Jean Christophe Grangé

Le commissaire parisien Pierre Niémans est envoyé à Guernon, ville des Alpes françaises, à la suite d'un meurtre dont la victime a été placée dans une mise en scène particulièrement macabre. À des centaines de kilomètres de là, le lieutenant Abdouf est envoyé dans un cimetière où une tombe d'enfant a été profanée. Ces deux enquêtes à première vue bien distinctes ne le sont pas.

J'ai découvert Grangé à travers son livre Le passager, comme je l'avais dit dans ma critique de ce livre, j'ai vraiment bien aimé le style de cet auteur. C'est pour cette raison que j'ai commencé ce livre. Et j'ai bien fait, là encore, on a du mal à arrêter sa lecture. On a, au début, à faire à 2 enquêtes différentes à 2 endroits différents avec 2 personnages différents. Et petit à petit, les enquêtes commencent à se recouper, pour, au final, n'en faire plus qu'une seule. Le suspens est complet, la fin est assez inattendue et le tout est sans aucun temps mort. Bref, une excellente lecture. Je pense me faire tous les livres de Grangé. Ma note : 8/10

  • Traqué Tome 1 de Andrew Fukuda

Gene est l’un des derniers humains sur Terre. Son seul moyen de survie : se faire passer pour l’un de ses prédateurs. Ne pas rire, ne pas transpirer, ne pas montrer qu’il est un « homiféré ». Cela fait dix-sept ans qu’il se fond parmi ceux qui n’hésiteraient pas à le tuer s’ils découvraient sa véritable nature.
Chaque décennie, le gouvernement organise un immense jeu où une poignée de privilégiés peuvent pister et dévorer les rares humains retenus en captivité pour l’événement. Sélectionné pour traquer les derniers des siens, Gene ne peut commettre le moindre faux pas. D’autant qu’une mystérieuse fille éveille en lui des sentiments qu’il n’a pas le droit d’avoir. Des sentiments qui pourraient le trahir.
Gene a la rage de vivre… mais vaut-elle le prix de son humanité ?

J'avais entendu beaucoup de bien de ce livre. J'ai donc décidé de m'y mettre, et j'ai vraiment adoré ! Ce qui n'est pas dit dans le résumé c'est que les "prédateurs" sont des vampires. Ce mot n'est jamais évoqué dans le roman mais on le comprend dès le début. Il y a un bon rythme, on est pris d'angoisse avec Gene, il y a quelques petits retournements de situations, tout est très bien raconté. Bref, à part quelques facilités, l'histoire est vraiment très prenante. Ce que je ne savais pas avant de lire ce livre, c'est qu'en fait c'est une trilogie et que l'histoire se coupe en plein milieu de chaque livre à chaque fois... Ma note 7.5/10

  • Traqué Tome 2 de Andrew Fukuda

Pourchassés par leurs prédateurs, Gene et Sissy tentent coûte que coûte de rejoindre la terre promise, un havre de paix où ils seront enfin en sécurité.
Suivant la piste laissée par le Scientifique, ils découvrent alors la Mission. Cette colonie de rescapés humains pourrait bien être l’Éden tant espéré. Accueillis en héros, ils vivent pour la première fois parmi les leurs. Mais les apparences sont trompeuses, et bien vite Gene se demande si ce nouveau monde n’est pas aussi maléfique que celui qu’il vient de fuir…

... du coup j'ai sauté sur le tome 2 ! C'est, comme je l'ai dit ci-dessus, la suite directe des aventures de Gene. Ce tome 2 est 2 fois plus angoissant, 2 fois plus rythmé, 2 fois plus intéressant, bref, 2 fois mieux quoi :) Si vous avez lu le tome 1, vous n'aurez pas le choix de continuer la lecture. Malheureusement, le tome 3 n'est pas encore sorti en France, je l'attends avec une grande impatience ! Ma note : 8.5/10

  • Rocco raconte Rocco par Rocco Siffredi

Avec cet ouvrage, Rocco Siffredi a décidé d'offrir au lecteur une grande conversation, intime et complice, sans tricherie ni artifices. De son enfance à Ortona à sa consécration aux USA, de ses débuts dans le milieu du X aux innombrables aventures qu'il a vécues sur les plateaux de tournage, Rocco nous parle vrai, avec émotion, Grâce à ces confidences, drôles et cocasses, décalées et parfois dramatiques, on découvre un personnage hors du commun, attachant, sensible, et qui ne manie pas la langue de bois, notamment lorsqu'il lève le voile sur le milieu de la pornographie ou sur celui des médias...

La lecture improbable de l'année :) J'avais ce livre sous la main, j'ai donc commencé à lire 2/3 pages et puis finalement j'ai enchaîné d'une traite les 2/3 du bouquin ! Ce livre est composé de plein de petites anecdotes sur la vie d'acteur porno de Rocco Siffredi. Les anecdotes sont marrantes, néanmoins, il n'y a pas vraiment de fil rouge tout au long du livre, ça donne l'impression que ça a été fait à l'arrache. Il y a des histoires qui se répètent un peu, c'est pour ça que j'ai arrêté avant la fin. Ma note : 4/10

  • La légende des niveaux fermés de Gilles Thomas

Voilà longtemps que Gerd cherche un moyen d'échapper à la condition d'esclave qui est le lot de tous les hommes de la Matriarchie. Mais quand on est un simple jardinier du secteur 42-23 Sud il n'y a guère d'espoir de voir son sort s'améliorer. Aussi, lorsque Josep le chanteur lui apprend que les "niveaux fermés" dont parle la légende existent bel et bien, il persuade ses amis de le suivre dans la recherche de cette zone de liberté où d'anciens révoltés auraient trouvés refuge. Josep les accompagnera. Ainsi que que son amante...

J'ai vraiment adoré la trilogie "l'autoroute sauvage" de cet auteur. Après avoir lu quelques critiques, il a semblé que cette histoire (La légende des niveaux fermés) était la plus appréciée de toute son œuvre. Du coup j'ai décidé de la lire et je ne regrette pas, j'ai vraiment adoré aussi ! Le contexte me faisait un peu penser au film The Island, le combat et l'aventure des protagonistes pour sortir de leur vie difficile, à plusieurs kilomètres sous terre, en passant par des couloirs désaffectés, des endroits très dangereux, le groupe rencontre des problèmes et ne les résous pas toujours. C'est une histoire assez simple (il n'y a pas d'énormes retournements de situations) mais tout se passe très très vite, il n'y a pas de temps mort et c'est bien raconté. On s'imagine très bien autour de nos héros pendant leur ascension dangereuse et spectaculaire. Une très bonne histoire que je vous recommande. Ma note : 8/10

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Des écoliers écrivent des lettres pour aider l'adoption d'animaux en refuge

Je viens de voir une nouvelle qui m'a beaucoup plu sur le site Wamiz : une-classe-de-primaire-a-aide-a-faire-adopter-des-chiens-abandonnes. Des écoliers d'une école primaire dans le Maryland (États-Unis) ont eu pour consigne d'écrire une petite lettre expliquant pourquoi des chiens et chats de l'association BHS devaient être adoptés.

Ces élèves ont écrit une lettre par animal, lettres qui ont été affichées devant les cages des animaux respectifs. Ces lettres ont permis de faire adopter plusieurs de ces animaux.

J'ai trouvé l'actu très touchante, j'ai donc écrit à l'association BHS afin de savoir s'ils pouvaient m'envoyer les lettres en question. Ils ont accepté de me les envoyer et que je les publie, les voici donc, c'est super mignon :)

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Critique de livre : La libération animale de Peter Singer

Vous l'avez vu dans mes articles précédents, j'ai commencé à me mettre à lire des livres sur la condition et l'éthique animale. Après en avoir lu 3 ou 4 (critiqués précédemment), j'ai décidé d'acheter le livre qui est considéré comme la Bible, l'ouvrage de référence : La libération animale de Peter Singer. J'avais pris l'habitude de faire des critiques express de mes lectures mais j'ai décidé de faire une critique plus complète pour ce livre, que je considère vraiment comme une œuvre qui devrait être lue par tout le monde (enfin au moins partiellement).

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Résumé :

Les animaux souffrent. Comme nous. Ils doivent donc être considérés autrement. Ce livre a déclenché le débat contemporain en éthique animale et changé notre regard sur les animaux. Depuis sa parution en 1975, il est devenu un classique incontournable, traduit dans une vingtaine de langues et vendu à près d'un million d'exemplaires.

J'ai mis un peu de temps avant d'acheter ce livre, d'une part car le prix me rebutait un peu (plus de 10€ pour un livre de poche, je trouve ça très cher) et, d'autre part (et principalement), parce que j'avais peur que cela soit beaucoup trop philosophique (ce livre est rangé dans les rayons "Philosophie" des magasins), difficile à comprendre et pas forcément très appliqué à la réalité d'aujourd'hui. Je me suis trompé. Comme il est clairement dit dans la préface, Peter Singer est un philosophe anglo-saxon. La philosophie "à la française" est bien différente. En effet, là où les philosophes français font de la philo pour faire de la philo (y a qu'à regarder les sujets de philo du BAC), les philosophes anglo-saxon font de la philosophie appliquée à la société. Autrement dit, leur but principal est de faire passer des idées concrètes à tout le monde, ils ne sont pas juste dans leur petit monde, en train de se batailler entre eux via des pavés de 2000 pages. Voici un extrait de la préface (faite par Jean Baptiste Jengène Vilmer, une pointure française en matière d'éthique animale) qui parle de cela :

Une autre raison du succès de ce livre est d'ailleurs sa grande clarté, ses qualités analytiques et pédagogiques. Singer s'adresse au plus grand nombre et réussit à développer des argumentations complexes d'une façon absolument limpide. C'est une caractéristique de la philosophie anglophone en général qui, contrairement à la tradition française, n'a pas le goût de l'ésotérisme, ni du style ampoulé. Seule compte l'efficacité du propos et, à ce titre, Singer est un maître absolu.

Du coup, c'est une lecture très facile à comprendre, super claire et qui ne devrait rebuter personne (je parle de la forme). Pour le fond, voici comment est découpé ce livre et mon avis sur chaque chapitre

Chapitre 1 : Tous les animaux sont égaux

Peter Singer nous explique ce terme spécisme et nous fait comprendre que, tout comme il y a des personnes racistes ou sexistes, il y a aussi (la plupart) des personnes spécistes, c'est à dire, des personnes qui considèrent qu'un homme est forcément supérieur à un animal. Ces arguments ne se basent sur aucun fondement scientifique ou logique. La question n'est pas de donner des droits équivalent aux hommes et aux animaux (il serait stupide de donner un droit de vote aux animaux) --> l'objectif est d'arriver, non pas à une égalité de traitement mais à une égalité de considération.

Chapitre 2 : Outils de recherche

Ce chapitre a vraiment été le plus difficile à lire, y sont décrites des expériences faites sur les animaux de laboratoire (singes, rats, etc.). Peter Singer a décidé de rapporter les publications scientifiques des chercheurs. Autrement dit, tout ce que l'on peut lire est en faveur de l'expérimentateur, il n'y est, bien évidemment, pas fait allusion à tous les ratés, les souffrances inutiles et, encore moins les expériences sans aucun but. Malgré cela, la lecture est très difficile. On se rend bien compte de l'ampleur de la catastrophe, du manque d'implication des autorités et du nombre colossal d'animaux à qui ont inflige tous les jours des souffrances physiques ou psychologiques inutiles ! Il est principalement évoqué dans ce chapitre des expériences complètement stupides, du genre "Est-ce qu'on peut (et surtout comment) rendre un singe psychopathe ?" ou alors "Qu'est ce que ça fait de mettre du détergent dans les yeux des lapin puis de les recoudre ?"...

Chapitre 3 : Du côté de la ferme usine

Ce chapitre est le plus long du livre et s'attarde sur les conditions de vie des animaux élevés dans des élevages industriels. Cela va de la poule élevée en batterie avec une surface disponible de la taille d'une feuille A4 à "l'élevage" des veaux qui, après séparation de leur mère dès la naissance sont stockés dans des box tellement petits qu'ils les empêchent de se retourner (afin que leur muscles soient le moins utilisés possibles) en passant par les conditions de vie des cochons qui sont enfermés dans des box minuscules 22h par jour dans l'obscurité totale. Bref, là encore, ce n'est pas une lecture marrante mais elle est, selon moi, nécessaire pour bien comprendre que les animaux dans nos assiettes ne sont pas, comme on peut le voir dans toutes les pubs, élevés en plein air, allant et venant à leur guise.

Chapitre 4 : Devenir végétariens

Peter Singer nous explique sa vision du végétarisme (je suis complètement d'accord avec son point de vue). Lui se considère comme un "vegan flexible", c'est à dire qu'il ne mange aucun animal mort, il refuse de porter des produits issus de l'exploitation animale (soie, laine, cuir), mais il ne refuse pas de manger des œufs de poules élevées en plein air par exemple. Ce chapitre est vraiment très intéressant et montre que devenir végétarien c'est faire du bien aux animaux mais également à l'environnement et à l'humanité en général.

Chapitre 5 : La domination de l'homme

Il s'agit d'une rétrospective du traitement des animaux par les hommes au cours des siècles passés (de l'antiquité en passant par les philosophes de lumières jusqu'à aujourd'hui). On peut se rendre compte que les animaux ont toujours été utilisés, exploités par les hommes malgré quelques défenseurs célèbres (Pythagore, Voltaire, etc.)

Chapitre 6 : Le spécisme aujourd'hui

Ce chapitre à été très largement réécrit pour cette nouvelle édition. En effet, le texte d'origine date de 1975. Depuis, il a été critiqué d'innombrables fois, c'est l'occasion pour Singer de répondre à quelques une des objections les plus courantes contre la libération animale. Cela en fait une conclusion parfaite pour ce livre.

Ma conclusion

Ce livre est vraiment une lecture difficile. Je ne lis que le soir avant de dormir, j'ai eu peur de faire des cauchemars plusieurs fois (en particulier en lisant le chapitre 2). Néanmoins, c'est vraiment un livre qui devrait être lu par un maximum de personnes, il nous ouvre les yeux, nous sensibilise et nous fait réfléchir sur de nombreux points. Le seul point négatif que j'ai trouvé c'est que tout ce qui est décrit se passe aux États-Unis et en Grande Bretagne dans les années 70-80. Évidemment, la plupart des choses se passent également de cette manière encore aujourd'hui et en France mais on peut facilement se dire "c'est pas chez nous que ça se passerait comme ça".

En plus de tout cela, Singer cite des références à de nombreux autres livres, dont certains que je vais acheter, cela nous permet donc également de découvrir d'autres ouvrages. Il y en a principalement un que j'ai envie de lire assez rapidement : Animaux dans la vie des enfants de Gail F. Melson.

Bref, vous l'aurez compris, ce livre est une vraie révélation. Je le considère vraiment comme une lecture indispensable. Pour ceux qui ne veulent pas l'acheter, je peux toujours le leur prêter ;)

Ma note : 9/10

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Journal d'un (futur) gendarme réserviste #1

Il est temps que je parle de ça sur mon blog : je vais bientôt devenir gendarme réserviste. Avant d'expliquer pourquoi et comment, voici ce qu'est la réserve de la Gendarmerie :

Les réservistes sont convoqués pour renforcer ponctuellement les unités de gendarmerie proches de leur domicile et participer notamment :

  • au service quotidien des unités (patrouille de surveillance, contact avec la population, aide, conseil et secours) ;
  • à des services d’ordre (manifestations sportives ou culturelles) ;
  • à des dispositifs de recherches ;
  • à des missions de sécurité publique ou de lutte contre la délinquance ;
  • à des mesures exceptionnelles de sécurité telles que le plan vigipirate ;
  • à la gestion des conséquences des catastrophes naturelles, accidentelles ou provoquées.

Pour résumer, les gendarmes réservistes interviennent (au maximum 30 jours par an) dans une gendarmerie proche de chez eux et accompagnent/aident les gendarmes de l'active dans leurs activités.

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Pourquoi ?

Ceux qui me connaissent ne m'auraient jamais imaginé intégrer la gendarmerie. Pourtant, c'est avec plaisir et impatience que je me prépare à cette nouvelle aventure. Plusieurs raisons à cela : bien que passionnant, mon travail n'est pas super diversifié : je passe ma journée devant un ordinateur (bien que tout ce que je fais sur mon ordinateur est vraiment génial, passionnant et très enrichissant intellectuellement). Alors oui, les cours d'informatique que je donne à l’université me font voir autre chose que mon bureau et mes vieux - mais quand même super cool - collègues (je suis le plus jeune à mon boulot depuis que j'y suis arrivé, il y a 5 ans) mais j'ai envie de voir d'autres choses, de voir de nouvelles personnes, d'évoluer dans d'autres milieux sociaux, de sortir un peu de ma grotte quoi :)

Par ailleurs, bien que je ne l'ai pas souvent évoqué sur ce blog ou ailleurs, le métier que je voulais faire était enquêteur NTech à la gendarmerie. Le seul regret de ma vie professionnelle et de n'avoir pas pu aller dans cette école de formation. Devenir réserviste pourrait également me donner la possibilité de voir d'un peu plus près cette spécialité.

Comment ?

Pour devenir réserviste opérationnel, il faut remplir certaines conditions (avoir entre 17 et 30 ans par exemple) et passer une préparation militaire de gendarmerie (PMG) qui a lieu une fois par an dans chaque région de France. Pour être autorisé à passer cette PMG, il faut passer une visite médicale (et avoir été déclaré apte) ainsi que des tests psychotechniques. Dans mon cas, j'ai passé la visite médicale et les tests à Metz (c'est ici que tout se fait pour la Lorraine). J'ai appris, il y a quelques jours, que j'avais été reçu aux tests psychotechniques, que je pouvais donc intégrer la PMG lorraine de 2014. Voici justement le programme d'une PMG (source) :

Cours théoriques :

  • Exécution du service de la gendarmerie (11h) : fonctionnement et organisation de la Gendarmerie Nationale
  • Renseignement (2h)
  • Déontologie (5h)
  • Relations humaines / accueil du public (2h) : accueil des gens en brigade
  • Topographie : lecture de cartes, reliefs, préparer un itinéraire, s’orienter…

Cours pratiques :

  • Ordre serré (5h) : apprendre à marcher au pas cadencé, chant
  • École d’intervention tactique, gestes élémentaires du combattant (12h) : ordres de déplacements tactiques et actes réflexes d’un combattant
  • Intervention Professionnelle (21h) : contrôle d’un véhicule, d’un individu, maîtrise sans arme d’un adversaire, combat, …
  • Maîtrise des armes + tir (22h) : connaissance des armes, montage / démontage, manipulation, exercices de tir de précision et de riposte.   
  • Agent de la police de circulation (10h) : circulation routière, contrôle des papiers d’un véhicule, comportement face à un accident de la route
  • Télécommunication (8h) : moyens de communication radios de la gendarmerie
  • Secourisme  : formation au PSC1
  • Entraînement physique général (8h) : course à pieds, pompes, cordes, test de Luc Léger, exercice selon l’imagination des cadres, …
  • Course d’orientation (4h) : application des cours de topographie
  • Formation au Bâton de Protection Télescopique (selon les PMG)

Cette PMG se déroulera du 7 au 27 juillet 2014 à Montigny-les-Metz. On ne rentre chez nous que les week-ends.

Alors ça va être long... très long de passer tout ce temps loin de ma petite famille, je ne les ai jamais quitté aussi longtemps. C'est la seule grosse appréhension que j'ai finalement. Tout le reste, bien que je ne sois pas familier de tout ce qui est listé au dessus, je suis certain que je saurai faire. Mais être loin de sa chérie et de son petit garçon pendant 3 semaines, ça va être celle-là la véritable épreuve...

Je compte vous raconter tout ça dans cette série "Journal d'un (futur) gendarme réserviste", j'essayerai de vous faire vivre cette PMG dans mes articles. Je ne pense pas avoir de réseau Internet pendant la semaine mais je tiendrai à jour un petit journal que je publierai à chaque fin de semaine. Et, par la suite, je raconterai mes histoires en "intervention" avec les gendarmes de l'active. Donc si ça vous intéresse, restez branché :)

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Critiques de livres mars/avril 2014

  • Pourquoi m'ont-il fait ça ? de Anya Peters

Abandonnée par sa mère à la naissance, Anya est confiée à son oncle. La fillette grandit dans la peur de cet homme violent. Dès l’âge de six ans, le cauchemar commence : Anya est battue et humiliée. Elle pense que sa vie ne peut pas être pire. Jusqu’au jour où celui qui est devenu son « père » la viole devant les autres enfants. Et personne ne dit rien. Anya devient alors le véritable souffre-douleur de la famille. Un jour, celle que tout le monde appelle « la putain » n’en peut plus. Elle décide de s’enfuir et se retrouve sans-abri, à devoir survivre dans la rue. Après de si longues années d'abandon et de souffrances, comment reconstruire une vie ? Le terrible témoignage d’une petite fille dont l’enfance a été ravagée.

Ce livre m'a vraiment fait quelque chose. J'avais déjà lu un livre de témoignage concernant une petit indienne exploitée sexuellement dès son plus jeune age mais cela ne m'avait pas tant retourné. J'ai failli abandonner cette lecture plusieurs fois, cela me rendait triste et je ne voulais pas être triste en lisant un livre. Mais je me suis accroché et je ne le regrette pas. Ce livre est découpé en 2 parties. Dans la première partie, l'auteur raconte sa jeunesse, dans une famille difficile avec un "père" violent. C'est cette partie qui est très difficile à lire, l'histoire est vraiment bouleversante et on a envie de venir en aide à cette petite fille. La deuxième partie raconte la vie de l'auteur un peu plus grande, quand elle quitte sa famille et se retrouve dans la rue. J'ai moins aimé cette partie mais elle est tout de même intéressante pour voir comment l'auteur se sort (ou pas) de cette enfance de malheurs. Ma note : 6.5/10

  • No steak de Aymeric Caron

Bientôt, nous ne mangerons plus de viande. Nous cesserons définitivement de tuer des êtres vivants – 60 milliards d’animaux chaque année – pour nous nourrir.
D’abord parce que notre planète nous l’ordonne : en 2050 nous serons près de 10 milliards, et nos ressources en terres et en eau seront insuffisantes pour que le régime carné continue à progresser.
Mais au-delà des raisons économiques et écologiques, le passage au végétarisme va faire partie d’une nouvelle phase de notre évolution. La science nous prouve en effet un peu plus chaque jour que, contrairement à ce que nous avons longtemps prétendu, les animaux que nous exploitons sont des êtres sensibles, intelligents et sociaux. Dès lors, avons-nous encore le droit de les manger ? Le développement de l’éthique animale nous oblige aujourd’hui à reconsidérer nos devoirs vis-à-vis des autres espèces.
Aymeric Caron a mené l’enquête pour décrire, avec verve et humour, tous les aspects de notre étrange rapport à la viande. Pourquoi les chats et les chiens ont-ils un palace qui leur est dédié au Canada alors qu’en Chine ils peuvent finir au fond d’une casserole ? Pourquoi avons-nous choisi de manger en priorité des cochons, des poulets et des bœufs ? Comment ces animaux de consommation sont-ils produits ? Pourquoi Bill Clinton, Carl Lewis et Bryan Adams ont-ils décidé d’arrêter la viande ? Les végétariens vivent-ils vraiment plus longtemps que les carnivores ? Comment peut-on remplacer les protéines animales ?
Lui-même végétarien depuis plus de vingt ans, Aymeric Caron nous fait partager son expérience. Se gardant de tout prosélytisme et refusant les catéchismes de tout bord, il nous explique de manière limpide pourquoi, un jour, la viande disparaîtra.

Je n'avais pas vraiment envie de lire ce livre quand je l'ai connu, le fait qu'il soit écrit par Aymeric Caron m'a rebuté. Je n'ai rien de particulier contre lui mais un livre de ce genre écrit par quelqu'un de très médiatisé ne me semblait pas être un signe de qualité. Après avoir lu quelques critiques, je me suis laissé tenter, et je n'ai pas regretté. Ce livre est découpé, selon moi, en 2 grosses parties : une première partie qui énonce les bienfaits du régime végétarien, ou plutôt les ravages causés par le régime omnivore, que ce soit sur l'environnement, sur les animaux, sur notre santé, etc. ; une seconde partie qui s'attarde plus sur les courants de pensées actuels en matière d'éthique animale. Caron nous présente les principaux philosophes contemporains et leur point de vue sur cette question. La première partie ne m'a pas appris grand chose, c'est bien écrit, bien synthétisé, mais je connaissais déjà la plupart des idées et des chiffres évoqués. Par contre, la deuxième partie m'a passionné. Je ne me doutais pas qu'il y avait autant de points de vue différents en matière d'éthique animale. Ça a été une très bonne introduction sur le sujet (que j'ai décidé d'approfondir). Au final, malgré un petit temps mort au milieu du livre, je l'ai vraiment bien aimé. Ma note : 7.5/10

  • L'éthique animale de Jean-Baptiste Jeangène Vilmer

Les animaux ont-ils des droits et nous des devoirs à leur égard (si oui, pourquoi, et lesquels) ? Méritent-ils tous notre considération morale (si non, au nom de quoi exclure certaines espèces) ? Quelles sont les conséquences pratiques de ces choix éthiques, en termes d'alimentation, de recherche scientifique, de divertissements et, plus largement, de projet de société ?
L'éthique animale recouvre un ensemble de questions et non pas, comme on le croit trop souvent, une compilation de règles idéales sur ce qu'il est « moral » de faire aux animaux. Il n'existe du reste pas une charte sur laquelle tout le monde serait d accord, mais un domaine de recherche dans lequel, au contraire, beaucoup de personnes sont en désaccord. Ce livre propose ainsi le premier panorama synthétique de l'éthique animale contemporaine.

Si un jour on m'avait dit que j'irai emprunter un livre dans le rayon philosophie de la médiathèque (et que j'aimerais bien), je ne l'aurais pas cru :) C'est pourtant ce qui s'est passé. Après ma découverte de "No steak" et une introduction aux courants de pensées sur l'éthique animale, j'ai eu envie d'en savoir plus et j'ai commencé par ce livre, de la collection Que sais-je. Je n'avais jamais lu de livres de cette collection, je me suis rendu compte qu'il s'agissait d'une grande dissertation qui fait pas mal réfléchir (il semble que ça soit le but d'une dissert'). Au programme, une présentation des grands courants de pensées sur le sujet. Des questions comme "doit on considérer un animal en fonction de sa forme, de sa taille, de sa capacité à ressentir la douleur ?" et pas mal d'autres questions du genre. C'était un livre très instructif mais tout de même parfois assez difficile à lire, certains termes sont un peu compliqués. Ma note : 7/10

  • Time Riders (T. 1) de Alex Scrarrow

Le docteur Paul Kramer est persuadé que le monde court à sa perte. Grâce à une machine à remonter le temps, il se déplace jusqu’en avril 1941, en Allemagne, pour rencontrer Hitler et l’empêcher d’envahir la Russie. De son côté, le mystérieux Foster sauve d’une mort imminente trois adolescents de trois époques différentes pour faire en sorte que personne ne vienne troubler la marche de l’Histoire.

J'ai adoré les la saga post-apocalyptique de Alex Scarrow (La théorie des dominos et l'effet domino), je me suis donc dit que j'aimerai sa nouvelle saga sur les voyages dans le temps. J'ai été un peu déçu quand j'ai vu ces livres (il y en a 7 tomes actuellement) dans le rayon "ados" du magasin, à côté des Twilight et autres Hunger Games. La critique étant toutefois bonne, j'ai lu le premier tome. Résultat : une bonne lecture mais sans plus. J'ai trouvé que tout était beaucoup trop facile (c'est pas parce que c'est pour les jeunes qu'il faut les prendre pour des cons). En gros, 3 jeunes de 13 à 19 ans sont recrutés et ils arrivent tout de suite à sauver l'univers. Par ailleurs, j'ai toujours un peu de mal avec les histoires de voyage dans le temps trop faciles. Par exemple, le monde est dans un certain état en 2020 et la seconde d'après, il est complètement modifié (suite à un voyage dans le temps). Mais s'il a été modifié, il n'aurait jamais dû être dans le premier état, donc ont aurait pas dû le voir du tout. Bon, je me monte peut-être la tête pour pas grand chose :) Je lirai le tome 2 si je n'ai rien d'autre à lire mais j'ai bien d'autres lectures qui ont l'air plus intéressantes d'ici là. Ma note : 5/10
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Aux jeux

Maintenant que Manech sait marcher correctement, il adore aller aux jeux et jouer avec (ou juste regarder) les autres enfants (et les toboggans).

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Évolution !

Quelle évolution !

Mon bébé marche sans aucun support et sans problème depuis hier après-midi :)

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Critiques de livres février/mars 2014

  • La nuit des temps de René Barjavel

Au cours d'une mission polaire, une équipe de chercheurs fait une découverte hors du commun : deux corps, prisonniers des glaces depuis 900 000 ans, sont retrouvés intacts. Les scientifiques consacrent aussitôt tous leurs efforts à les réanimer. Bientôt, un passé extraordinaire se réveille sous leurs yeux... À la fois reportage et épopée, La nuit des temps est, avant tout, une mythique histoire d'amour.

Le livre est découpé en 3 parties : une partie qui se passe de nos jours, où des scientifiques retrouvent, au fond de la glace, un homme et une femme vieux de 900 000 ans ; une deuxième partie où un des deux personnages raconte sa vie d'il y a 900 000 ans, comme si on y était et une troisième partie où l'on revient de nos jours, avec quelques péripéties quant à la découverte de ces corps.

J'ai été littéralement scotché sur la première partie, je n'ai pas pu lâcher mon livre tant que je ne l'avais pas fini. La deuxième partie, en revanche, je l'ai beaucoup moins aimée : trop de détails et un monde bien trop différent du notre, je n'arrivais pas très bien à le visualiser. Il me fallait relire plusieurs fois chaque description pour bien me rendre compte de ce monde. Enfin, la troisième partie m'a bien plu. Retour dans le monde d'aujourd'hui, sans trop de détails, qu'on arrive très bien à imaginer et qui est très réaliste. Ce livre est une belle histoire d'amour à lire tout de même. Ma note : 7/10

  • L'autoroute sauvage de Gilles Thomas

Gérald, un aventurier solitaire, traverse la France dévastée par une catastrophe bactériologique. C'est un survivant aguerri, connaissant tout ce qu'il faut pour survivre ; il délivre Annie d'une troupe de sauvages, et accepte de la suivre malgré lui vers Paris, ville alors de tous les dangers, pour récupérer un mystérieux dossier contenant un remède au fléau de la Peste bleue. Chemin faisant, ils rencontrent Thomas, un asiatique, lui-même survivant, avec qui ils finissent par sympathiser.

Premier livre d'une histoire composée de trois. En un mot : une vraie révélation ! L'histoire est vraiment très bien, l'action est permanente, on ne s'ennuie pas une seule seconde. J'ai eu un peu de mal au début de ma lecture car il y a pas mal d'argot dans le livre, il est écrit de manière un peu "brouillonne", ça fait un peu comme si l'auteur n'avait pas envie de s'embêter avec des belles tournures de phrases, des grandes réflexions. Un bonne histoire à lire si on ne s’attend pas à de la grande littérature et/ou à un langage très châtié. Ce livre rentre sans hésitation dans le Top 10 de mes livres préférés ! Ma note : 8.5/10

  • La mort en bille de Gilles Thomas

Ça dessinait une forme vaguement humaine, recroquevillée. Les billes luisantes, translucides, bougeaient doucement dans un mouvement pâteux.
La femme était là, sous la couverture de billes. Morte Dieu merci ! Et ce n'était plus une femme. Un morceau de viande rouge à vif. Une main écorchée serrait toujours le manche corné d'un couteau de chasse à large lame. Les billes ondulaient, lentement...

Suite de l'autoroute sauvage, on y retrouve tous nos personnages qui font un nouveau voyage vers la suisse, pays non touché par l'épidémie mondiale. Il ne se passe rien d'extraordinaire dans ce livre, on suit les aventures et les péripéties de nos personnages. Le tout est quand même super haletant et on a toujours envie de lire les pages le plus vite possible pour connaître la suite. Les rencontres que font les personnages sont très intéressantes et il y a toujours ce suspens haletant. Ma note : 7.5/10

  • L’île brûlée de Gilles Thomas

En arrivant au port, on a commencé à comprendre que notre hypothèse d'incendie accidentel ne tenait pas bien. Plus un bateau ! Quelques épaves calcinées, et les premiers cadavres... — Le feu n'est pas venu jusque-là tout seul, a dit Thomas. Et Fédéric aurait protégé ses bateaux avant tout. Il y a autre chose. Très juste. Il y avait autre chose. Quoi ?

Troisième et dernier livre de cette saga. Et ça a été mon préféré ! les amis de Gérald ont été enlevés par des personnes possédant de l’essence dans en Afrique du nord. Gérald et quelques suisses y vont en avion pour récupérer tout ce beau monde, réduit en esclavage. On y fera la connaissance d’autres phénomènes surnaturels, vraiment très très intéressants. L'histoire est, là encore, haletante, j'ai encore dévoré ce livre ! Malheureusement, un quatrième et dernier livre était prévu pour finir cette saga mais l'auteur est morte avant de l'avoir écrit/publié. l'histoire se termine plutôt bien quand même, j'avais peur d'un récit inachevé, mais on peut s'en contenter sans problème :) Ma note : 9/10

  • Robinson Crusoé de Daniel Defoe

Après quelques premières expéditions, Robinson Crusoé, marin d'York, s'embarque pour la Guinée le 1er septembre 1659. Mais le bateau essuie une si forte tempête qu'il dérive pendant plusieurs jours et finalement fait naufrage au nord du Brésil. Seul survivant, Robinson parvient à gagner une île située au large de l'Orénoque où il va peu à peu s'assurer une subsistance convenable : il y restera près de vingt-huit ans, d'abord seul, puis accompagné d'un fidèle indigène qu'il baptise Vendredi. Inspiré de l'aventure réelle d'un marin écossais, le roman que Defoe fait paraître en 1719 connaît un succès foudroyant qui ne s'est plus démenti. Si James Joyce fera plus tard de Defoe le " père du roman anglais ", ce n'est pas seulement que l'auteur innove en prétendant offrir un authentique manuscrit retrouvé par l'éditeur. C'est aussi qu'il crée un héros différent : homme ordinaire qui raconte son histoire extraordinaire simplement, comme il l'a vécue, Robinson touche tous les lecteurs. Et cette histoire devient un mythe que d'innombrables écrivains s'attacheront à récrire

Ça fait vraiment longtemps que je voulais lire ce livre (plusieurs années). Étant toujours dans ma période "post-apocalyptique / survivialisme", j'ai trouvé que c'était le bon moment. Chose à laquelle je ne m'attendais pas, ce texte est écrit dans un français assez ancien (la traduction date de 1836). Le plupart du récit est conjugué à l'imparfait du subjonctif et il y a pas mal de mots qui m’étaient inconnus qui y sont employés. Le dictionnaire intégré à ma liseuse m'a été particulièrement utile pour ce livre.
Seul point noir du livre, il y a trop de religion pour moi. C'est souvent que Robinson essaye de convaincre le lecteur qu'il faut croire en Dieu, qu'il existe vraiment, qu'il ne faut pas l'ignorer, etc., etc. J'ai parfois passé des paragraphes entiers dédiés à ce lavage de cerveau. Pour le reste, c'est vraiment une excellente histoire qui, bien que connue de tous, mérite vraiment d'être lue. Les détails de la vie de Robinson sur l’île sont vraiment passionnants et bien que l'on sente que c'est une vieille histoire (en particulier lorsqu'il est question des esclaves, des nègres qui sont traités comme des animaux), elle n'a pas pris une ride. Ma note : 8/10
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Critiques de livres janvier/février 2014

D'habitude je fais des critiques complètes des livres que je lis. Cela me prends toujours pas mal de temps, ce qui a fini par me décourager d'en faire. Du coup, je vais essayer une nouvelle méthode, faire un simple listing (une fois par mois ?) des derniers livres que j'ai lu avec, pour chacun une petite critique. Ma dernière critique date d'il y a un mois justement, j'ai lu pas mal de livre depuis. Voici la liste :

  • La théorie des dominos d'Alex Scarrow

Lundi : série d'attentats sur les réserves pétrolières. Mardi : effondrement des marchés. Mise en quarantaine des transports. Mercredi : restriction de l'approvisionnement en vivres et en énergie. Jeudi : coupure de l'électricité, prise d'assaut des magasins. Vendredi : la panique et le chaos s'installent dans les rues. Le scénario apocalyptique est en marche. Un seul homme peut l'arrêter. Un thriller d'un réalisme effrayant, une tension extrême : les débuts fracassants d'un jeune écrivain considéré dans le monde entier comme le successeur de Robert Ludlum et Tom Clancy.

Ce livre a été une vraie révélation pour moi ! Je l'ai découvert par hasard dans une librairie, le synopsis m'a tout de suite intéressé. Je l'ai acheté, je l'ai commencé, et j'ai pas pu m'arrêter. Je suis dans ma période "post-apocalyptique" en ce moment et ce qui est frappant avec ce livre, c'est que tout est "plausible". C'est pas un truc surnaturel de zombies, c'est simplement une possibilité (finalement pas si nulle que ça). Que se passerait-il si un jour, le pétrole cessait d'arriver dans nos pays. Cette éventualité fait peur, surtout après avoir lu ce livre. Bref, un chef d’œuvre que je vais recommander à tout mon entourage sans aucun doute. Ma note : 9/10

  • L'effet domino d'Alex Scarrow

Imaginez des attentats terroristes sur les principaux puits de pétrole de la planète. Et leurs conséquences : un monde qui, en quelques jours seulement, se retrouve privé de carburant, d'électricité, de transports, d'eau potable. Un monde où les magasins ne sont plus approvisionnés, où la police et les secours, faute d'essence, ne peuvent plus intervenir. Un monde plongé dans l'obscurité. Une civilisation qui s'effondre.
Pour échapper à la violence et aux maladies, Jenny Sutherland s'est réfugiée, avec ses enfants et quelques rescapés, sur une plate-forme gazière, au large du comté de Norfolk. Là, ils essaient de retrouver un semblant de normalité, de reconstruire une communauté humaine et de travailler à un avenir meilleur. Mais tous n'ont pas la même philosophie pacifique et, quand le petit groupe recueille un homme en péril, l'équilibre précaire qui régnait jusque-là ne va pas tarder à voler en éclats.

C'est la suite directe de La théorie des dominos. Là où le premier volume racontait la semaine suivant l'arrêt en approvisionnement de pétrole, celui-ci se passe quelques années plus tard. On y retrouve les mêmes personnages qui ont survécus jusque là et essayent de continuer. L'intrigue, bien que moins "novatrice" est tout de même très prenante, on se dépêche de lire les pages pour connaître la suite. On a quelques frissons à certains endroits, on a de la pitié pour les personnage, de l'envie aussi parfois, bref, on vit l'aventure avec eux. Si vous avez aimé La théorie des dominos, vous devez lire ce livre, un peu moins bien que le premier mais tout de même excellent ! Ma note : 7.5/10

  • Une seconde après de William R. Forstchen

Ce qu'il y a de terrifiant dans cette histoire, c'est qu'elle pourrait réellement arriver ! Black Mountain, Caroline du Nord. John Matherson, ancien colonel de l'armée américaine et professeur d'histoire au collège de Montreat, s'apprête à fêter l'anniversaire de sa plus jeune fille. Quand survient une panne de courant. Les appareils électriques s'éteignent, la musique s'arrête... Plus étrange, les téléphones portables ne fonctionnent plus; même les voitures sur l'autoroute toute proche stoppent brusquement. John Matherson pense tout d'abord aux effets d'une forte tempête solaire déclenchant un gigantesque court-circuit. Mais les jours passent et la population de Black Mountain doit se rendre à l'évidence: quelque chose de bien pire s'est produit. Ce roman raconte comment une explosion nucléaire à haute altitude au-dessus des Etats-Unis provoque la destruction des systèmes électriques et électroniques, l'arrêt de tous les moyens de transmission et de transport. Le pays, paralysé, s'enfonce dans le chaos, la violence et la famine. La petite communauté de Black Mountain parviendra-t-elle à survivre au black-out ? Saura-t-elle résister aux hordes de réfugiés affamés ?

Ayant terminé les 2 livres ci-dessus, je voulais rester dans le thème post-apocalyptique. Après avoir récupéré quelques avis sur Internet, ce livre faisait l’unanimité, j'ai donc sauté dessus. Au final, j'ai été un peu déçu. Ici, il n'est pas question de la survie d'une personne mais de toute une ville, voir de tout un état. C'est normal, il n'y a pas eu ici d'incendie dévastateur ou de bombe ayant pu décimer toute la population, juste une coupure d’électricité générale. Donc pas de mort à très court terme, "juste" une vie à reconstruire sans électricité. L'histoire frappe par le fait que ce qui arrive pourrait très bien nous arriver aujourd'hui. Tous les pays possédant la bombe atomique pourrait faire en sorte de rendre HS tous les appareils électriques d'un pays (c'est bien expliqué par un militaire dans le livre). Du coup, tout au long du livre, on se dit "si ça arrivait demain, qu'est ce que je ferais". Le livre est donc plutôt prenant mais il n'y a pas trop de suspens ou de retournement de situation. On suit l'histoire, tout simplement. J'ai été déçu du fait que ça ne soit pas aussi sombre et survivialiste que ce à quoi je m'attendais. Ma note : 6.5/10
  • Millénium 1 de Stieg Larsson

Ancien rédacteur de Millénium, revue d'investigations sociales et économiques, Mikael Blomkvist est contacté par un gros industriel pour relancer une enquête abandonnée depuis quarante ans. Dans le huis clos d'une île, la petite nièce de Henrik Vanger a disparu, probablement assassinée, et quelqu'un se fait un malin plaisir de le lui rappeler à chacun de ses anniversaires. Secondé par Lisbeth Salander, jeune femme rebelle et perturbée. placée sous contrôle social mais fouineuse hors pair, Mikael Blomkvist, cassé par un procès en diffamation qu'il vient de perdre, se plonge sans espoir dans les documents cent fois examinés, jusqu'au jour où une intuition lui fait reprendre un dossier. Régulièrement bousculés par de nouvelles informations, suivant les méandres des haines familiales et des scandales financiers. lancés bientôt dans le monde des tueurs psychopathes, le journaliste tenace et l'écorchée vive vont résoudre l'affaire des fleurs séchées et découvrir ce qu'il faudrait peut-être taire.

Ce livre mérite vraiment sa réputation de chef d’œuvre ! Je l'avais depuis déjà pas mal de temps (1 an) mais sa taille m'avait toujours un peu rebuté. À force que l'on me répète "va y c'est vraiment génial", je me suis lancé, et en effet, c'est vraiment génial ! Certains disent que le début est un peu long, je ne trouve pas, j'ai trouvé que dès les 10 premières pages on est vraiment plongé dans cet univers et on a plus envie d'en sortir. Les deux personnages principaux sont très attachants et l'intrigue est vraiment bien ficelée. Alors oui, il faut prendre des notes (et faire un arbre généalogique) pour ne pas être perdu, mais c'est vraiment une excellente histoire. Il me tarde de lire la suite de cette série ! Ma note : 9/10
  • L’écorchée de Donato Carrisi

Sept ans après s’être mesurée au Chuchoteur, Mila Vasquez travaille aux Limbes, le département des personnes disparues. L’enquêtrice excelle dans son domaine. Peut-être parce qu’elle est incapable d’éprouver la moindre émotion. Ou peut-être parce qu’elle-même porte dans sa chair la marque des ténèbres. On a tous ressenti l’envie de s’évanouir dans la nature. De fuir le plus loin possible. De tout laisser derrière soi. Or chez certains, cette sensation ne passe pas. Elle leur colle à la peau, les obsède, les dévore et fi nit par les engloutir. Un jour, ils se volatilisent corps et biens. Nul ne sait pourquoi.
Bientôt, tout le monde les oublie. Sauf Mila.
ET PUIS, SOUDAIN, CES DISPARUS RÉAPPARAISSENT POUR TUER.
Face à eux, Mila devra échafauder une hypothèse convaincante, solide, rationnelle. Une hypothèse du mal. Mais pour les arrêter, il lui faudra à son tour basculer dans l’ombre.

Le Chuchoteur est mon livre préféré, comme je l'avais dit dans cet article. Ayant été super déçu par le deuxième livre de Carrisi Le tribunal des âmes, j'attendais impatiemment ce livre afin de lire une meilleure histoire de cet auteur. Celle-ci se défini comme étant la suite du Chuchoteur. Je ne suis pas trop d'accord. Certes, on retrouve quelques personnages du premier livre (Mila, en particulier) mais c'est tout. Il n'est pas indispensable d'avoir lu Le Chuchoteur avant. C'est juste une autre histoire avec la reprise de quelques personnages. L'histoire, justement, n'est pas non plus extraordinaire. Ce n'est pas une mauvaise histoire, mais rien de comparable au Chuchoteur. Tout se déroule tranquillement, je n'ai pas été scotché sur le livre. La chute n'est pas non plus extraordinaire. Il n'y a que la dernière ligne du bouquin qui m'a fait me poser quelques questions. Bref, un bon polar, mais loin d'être à la hauteur du Chuchoteur. Ma note : 6.5/10

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Critique de livre : La route de Cormac McCarthy

Habitué à lire des polars et des thrillers, j'ai voulu changer un peu et me mettre à des histoires post-apocalyptiques (les Walking Dead et Y, The last man m'ont aidé à ce choix). Après avoir lu différents avis sur Internet, tout le monde semblait dire que La route était LE livre post-apocalyptique à lire, que c'était une merveille et qu'il ne fallait surtout pas passer à côté. D'ailleurs, il a reçu le prix Pulitzer en 2007, c'est dire !

IMG_2246.JPGRésumé :

L'apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d'objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid. Et ce qui reste d'une humanité retournée à la barbarie. Cormac McCarthy raconte leur odyssée dans ce récit dépouillé à l'extrême. Prix Pulitzer 2007, La Route s'est vendu à plus de deux millions d'exemplaires aux États-Unis.

Je l'ai lu ce week-end. Et en un mot, s'il y a bien un livre que je ne recommanderai jamais, c'est celui-là -> nul, ennuyant et sans intérêt !

Premier problème, le style d'écriture. Voici un exemple d'une double page illustrant les 3 principaux problèmes :

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Déjà, les dialogues sont mal représentées, on a parfois du mal à les distinguer du reste du texte (moi je suis habitué aux tirets lors de chaque changement de personnage par exemple). Par ailleurs, je trouve le récit trop impersonnel. Il, ils, il, toujours des il et des ils... Un autre mot utilisé vraiment à outrance : et. Il y a des et partout, c'est vraiment ce qui m'a le plus dérangé dans l'écriture. Je ne sais pas si c'est un problème de traduction ou si le texte original est comme ça mais avoir 4, 5 ou 6 et dans une même phrase, j'ai du mal !

Ensuite, j'ai trouvé un manque de crédibilité qui m'a beaucoup gêné tout au long de l'histoire. En gros, les 2 protagonistes découvrent une bonne réserve de nourriture. Ils en profitent pendant quelques jours/semaines, puis, pendant 2 ou 3 jours, ils n'ont plus rien à manger et, à chaque fois, ils retrouvent à nouveau une abondante source de nourriture. C'est ensuite reparti pour un tour. Je trouve tout cela bien trop facile.

Pour résumé, le premier tiers du livre est très chiant (ils se promènent dans la neige/cendre, ils dorment, ils se promènent, ils dorment), le deuxième tiers est pas mal, il y a (enfin) un peu d'action, de retournements et le troisième tiers est très très chiant. Bref, un livre à fuir. Je ne comprends vraiment pas comment il a pu recevoir une telle récompense (prix Pulitzer quand même)...

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