Une affaire en or (Nikon D3200)

Comme je l'ai expliqué dans mon article précédent, je suis en train de revendre ma collection de jeux vidéos. La vente se passe plutôt bien pour le moment : 5 jeux NES vendus à 130€. Du coup, j'ai commencé à chercher un nouvel objectif pour mon appareil photo. En effet, mon objectif Nikon 18-55 ne me convenait plus, je voulais pouvoir zoomer davantage, j'ai donc cherché à obtenir un Nikon 18-105.

Cet objectif est assez reconnu dans le milieu de la photo, c'est un objectif pas très cher (bon, il coûte quand même 250€), très polyvalent et de bonne qualité. Cela signifie qu'il n'y a pas beaucoup de personnes qui veulent s'en débarrasser, donc très peu d'annonces sur leboncoin ou dans les magasins Easy Cash / Cash Express ou autres.

Je ne comptais pas l'acheter neuf, comme je l'ai dit, il vaut 250€, ça faisait un peu cher pour moi. Je continuais donc à surveiller leboncoin tous les matin à la recherche d'une bonne affaire. Et samedi dernier, incroyable, je vois une annonce postée la veille au soir : Le Kit Nikon D3200 + Objectif Nikon 18-105 à 250€ ! Oui, 250€. Le kit est encore vendu 539€ sur Amazon. Ça veut dire que pour le prix de l'objectif, j'ai aussi un nouvel appareil photo (qui est le modèle au-dessus du mien).

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Ni une ni deux, j'appelle le vendeur (qui habite Nancy), il me dit qu'une personne voulait déjà lui acheter mais qu'il devait envoyer ça par la Poste, que ça ne l'arrangeait pas, que si je passais tout de suite et que je payais en liquide, il acceptait de me le laisser. Et là il ajoute "l'appareil est comme neuf, j'ai encore la facture, il est garanti encore 1 an". C'était l'argument ultime, je lui dis que je passe au distributeur et que j'arrive dans la demi-heure, le rendez-vous est pris.

J'arrive chez le vendeur, il avait déballé l'appareil sur la table et je me rends compte qu'il n'a vraiment presque pas été utilisé. La sangle n'a pas été accrochée à l'appareil, le viseur n'a jamais été ouvert, tout est encore dans le plastique d'origine, bref, trop beau pour être vrai quoi. Je demande au vendeur pourquoi il revend cet appareil en état quasi-neuf, il me dit qu'il a acheté ça l'année dernière parce qu'il voulait se mettre à la photo mais que finalement il n'a pas le temps et souhaite revendre son matériel avant qu'il ne perde plus de valeur (sic.). Après avoir testé l'appareil, j'abuse en lui demandant de baisser un peu le prix pour me permettre d'acheter une carte mémoire plus grande. Il est d'accord pour me laisser le tout à 230€ ! Je rentre chez moi tout content, je vérifie le nombre de déclenchements : l'appareil n'a pris que 270 photos depuis sa sortie d'usine O_O

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Pour finir ma bonne affaire, je mets sur leboncoin mon ancien appareil avec l'objectif que je ne voulais plus (18-55) à 190€, il est parti 3 jours plus tard ! Résultat des courses, pour 40€, j'ai mon objectif tout neuf d'une valeur de 250€ et un boîtier reflex tout neuf, dans la gamme au-dessus de mon ancien (D3100). C'est pas souvent que je fais des bonnes affaires comme celle-ci (la dernière devait être celle de mes PSP) !

Prochaine étape : acquisition d'un objectif macro :)

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Pourquoi j'arrête la collection de jeux vidéos ?

Les temps changent, les envies et les priorités aussi. J'ai commencé la collection de jeux complets de Nintendo NES il y a environ 10 ans, j'en ai déjà parlé dans mon article Pourquoi suis-je devenu collectionneur Nes ?. Pendant quelques années, j'étais fou avec cette collection, je passais mes journées sur des forums de retrogaming (en particulier France Retrogaming que je gérais à l'époque avec Valentin) à chercher les perles rares. J'ai quand même dépensé beaucoup d'argent là-dedans. Voici, en août 2016, l'état de ma collection (cliquez sur l'image pour l'agrandir) :

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Comme vous pouvez le remarquer si vous avec lu mon article ci-dessus sur comment j'ai démarré ma collection, celle-ci n'a plus évoluée depuis 2011. Je me contentais de tout garder parce que je me disais que c'était dommage de tout revendre (ma chérie me disait la même chose d'ailleurs) et que cette passion me reprendrait bien un jour. 5 ans plus tard, je me rends compte que rien à changé, cet attrait pour la collection de jeux vidéos s'est arrêtée pour plusieurs raisons et n'est pas revenue. Voici ces principales raisons :

  • J'habite en appartement où je n'ai pas une pièce dédiée à un bureau. Avant c'était le cas, mais depuis l'arrivée de mon fils en 2013, toutes les chambres sont occupées. Je ne peux donc pas exposer mes jeux comme je le voudrais, ils restent donc dans un carton dans un placard. Ça prend de la place, c'est pas visible, bref, ça ne sert à rien du tout.
  • Je n'ai plus de temps pour jouer aux jeux vidéos. Avant, j'avais un meuble dédié avec une télé dessus et toutes les consoles en dessous (NES, SNES, Megadrive, N64, Gamecube, Playstation 1 et 2). Je passais énormément de temps à jouer le soir, avant de me coucher. Maintenant, le soir, après que mon fils soit au lit, je lis environ une heure avant de dormir. Par manque de place et de temps, j'ai donc revendu le meuble et la télé et j'ai rangé toutes les consoles dans ce même placard. J'ai un petit garçon à occuper quand je rentre du travail, où en tout cas lui s'occupe bien de faire en sorte que je ne puisse pas faire autre chose :) Du coup, quand j'ai envie de me faire un petit jeu 5 minutes, je fais ça sur ma PSP, sur laquelle j'ai installé mes émulateurs.
  • Ça coûte trop cher ! Il y a 10 ans, quand j'ai commencé cette collection, on trouvait encore des jeux NES complets à des prix abordables (10 euros ou moins), que ça soit sur leboncoin, dans les magasins d'achat/vente d'occasion et surtout dans les brocantes. Maintenant, tout ça est fini, cela fait des années qu'il n'y a plus rien en brocantes (où alors à des prix hallucinants), pareil pour les magasins d'achat/vente ou leboncoin. Les gens voient que le retrogaming est à la mode et les prix des jeux on plus que triplé.
  • Quand j'ai commencé ma collection, j'avais toujours en tête l'idée d'en faire profiter mon/mes enfant(s) plus tard. Je voulais lui/leur donner la possibilité de jouer à tous les jeux NES qu'il/ils voulait/voulaient sur la console d'origine. Avec le temps, maintenant que mon fils a 3 ans 1/2 et sera bientôt prêt à tenir sa première manette, je me dis que j'ai pas envie de me casser la tête avec ça. Bien sûr, j'ai hâte de partager avec lui tous ces jeux vidéos, mais j'ai plutôt dans l'idée d'acheter un Raspberry Pi et d'y coller tous les émulateurs possibles. J'ai des manettes NES, SNES USB achetées sur ce site et j'ai une manette type PSX USB, ça fera l'affaire. Du coup, plus besoin de toutes mes anciennes consoles. En revendant ma collection, je pourrais m'acheter tout ce qu'il faut pour les remplacer.
  • Et puis, pour finir, l'envie n'est plus là, tout simplement. Avant 2013, je n'allais dans les brocantes que pour trouver des trucs en rapport avec les jeux vidéos. Maintenant, je fais toujours les brocantes tous les dimanches, j'adore toujours ça, mais je ne cherche que des choses pour mon fils (j'en avais parlé dans mon article Brocantes d'hier, d'aujourd'hui et de demain).

Avec l'argent de cette vente, je souhaite acheter un Raspberry Ri 3 sur lequel je mettrai mes émulateurs et jeux ainsi qu'un bon piano (que je veux apprendre depuis de nombreuses années) et un nouvel objectif pour mon appareil photo (18-105). Une page se tourne, une autre s'ouvre :)

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Critique de livre : Pandémie, L'Effondrement d'Alexandre Lang

Aujourd'hui, je vais vous parler de ma dernière lecture, un livre auto-édité par un auteur français : Pandémie, L'Effondrement d'Alexandre Lang. Ça faisait super longtemps que je n'avais pas eu ce plaisir d'avoir hâte de retrouver un livre le soir, de lire un chapitre vite-fait quand j'avais 1/2 heure de disponible, bref, un super livre qu'on n'arrive pas à quitter et qu'on a hâte de retrouver.

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Voici le résumé :

L’Apocalypse a pris forme. Elle se répand sur le monde comme une lame de fond, menaçant l’espèce humaine d’effondrement complet. La France n’échappe pas à la tourmente. Elle doit réagir, trouver l’énergie et les moyens de se battre avant qu’il ne soit trop tard. Au-delà de son avenir, c’est aussi celui de l’Humanité qui se joue. Un plan est conçu. Les experts survivants, l'armée et les pilotes de Rafale sont mis à contribution. Mais les plans se déroulent rarement comme prévu. Et l'Homme reste le meilleur ennemi de l'homme.


Alors autant le dire tout de suite, il faut du temps pour se consacrer à ce livre car il fait un peu plus de 600 pages. Le compteur intégré à ma liseuse me dit que j'ai passé un peu plus de 19 heures pour le finir ! Bon, OK, je lis énormément mais pas très vite :). Cette longueur pourrait rebuter plus d'une personne, mais dans ce cas, elle est très utile et justifiée car l'auteur a vraiment bien développé les personnages et leurs actions. Ces personnages sont peu nombreux (un peu plus de 5 seulement) et c'est justement ce que j'aime dans un livre, sinon je me perds tout de suite et j'en ai marre de devoir prendre des notes pendant ma lecture, comme je le faisais avant.

Le récit en lui-même est vraiment parfait. Pour ne pas trop en dire, les thèmes principaux sont la prolifération des "zombies" dans le monde, mais ici, la menace est abordée avec l’œil du scientifique, de manière très réaliste. À tel point qu'à la fin du livre on se dit que ça pourrait être une maladie tout à fait possible. On y lit également la réaction de l'armée face à ce fléau avec une concentration autour de l'armée de l'air, en particulier les avions de chasse et leurs pilotes (d'ailleurs, c'était super sympa de voir que la moitié du livre se passe à Saint-Dizier, à la BA 113, base aérienne des avions de chasse Rafales, à côté d'où j'ai grandi). Une petite partie est également consacrée au reste du gouvernement français en place et aux mesures prises pour endiguer ce fléau.

Les chapitres sont courts, toujours entrecoupés par les points de vue des différents personnages, ce qui rend la lecture encore plus agréable : il n'est pas forcément nécessaire de consacrer au minimum une heure à chaque moment de lecture. L'action est super rapide (malgré le nombre conséquent de pages), on s'attache très vite aux personnages, à leur histoire passée et présente.

L'adjectif qui colle le plus à ce livre est "réaliste". C'était une volonté de l'auteur que tout ce qu'il raconte soit "éventuellement possible". Autrement dit, pas question de science-fiction, tout ce qui se passe dans cette histoire pourrait très bien se passer dès demain dans notre monde (c'est aussi ce qui rend l'histoire aussi prenante). Tout est super bien documenté, que ça soit les recherches scientifiques autour de la "maladie des zombies" mais également tout ce qui tourne autour des avions de chasse : les spécificités techniques, les techniques de pilotage, d'orientation, etc. On voit que l'auteur a passé du temps à faire ses recherches avant d'écrire cette histoire.

La fin du livre laisse à supposer une suite (bien qu'il se suffise à lui-même) et ça tombe bien, il y a un deuxième tome. Il me tarde de continuer cette histoire.

Bref, tout ça pour dire que ce livre est une petite pépite, je ne sais pas pourquoi il n'a pas été édité par le circuit traditionnel (peut-être une volonté de l'auteur). Vous pouvez donc le retrouver en ligne à cette adresse. Je mets à ce livre la note de 9.5/10 qu'il mérite amplement !

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MoodleMoot 2016 et découverte de la Suisse

Les MoodleMoot francophones sont organisés tous les ans, pendant 3 jours se succèdent des conférences autour de Moodle, le logiciel sur lequel je travaille depuis plusieurs années. L'année dernière, ils se sont déroulée à Tours, j'y avais fait une présentation de l'infrastructure Moodle que j'ai mise en place dans notre université (voir cet article). Cette année, les MoodleMoot se déroulaient à Sierre, une toute petite ville de Suisse à 1 heure de route/rail de Lausanne, plus précisément au sein de la HES-SO (Haute école spécialisée de Suisse occidentale).

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Nous sommes partis de Nancy la veille en train : Nancy-Dijon, 2h puis Dijon-Lausanne, 2h et enfin Lausanne-Sion, 1h. On avait notre hôtel à Sion, à 20km de Sierre. Je vais, tout d'abord, sur les choses qui m'ont interpellé là bas, pendant nos 4 jours en Suisse.

Comme tout le monde le sait (mais que j'avais oublié jusqu'à une semaine avant mon départ), la monnaie en Suisse est le franc suisse, il a donc fallu aller faire le change. Pour faire simple, 1€ = 1F. Ça fait drôle d'entendre tout le monde parler en francs, ça ne nous était plus arrivé depuis plus de 15 ans. Et justement, concernant la monnaie, ça nous a vraiment fait tout drôle de voir à quel point la vie était chère en Suisse ! Enfin, chère pour nous, pauvres français. Les suisses gagent en moyenne 6000F par mois, soit 3 fois plus que nous, pas étonnant que le reste suive ce rythme. La première chose qui nous a étonné c'était des petits sandwichs triangle à 6F à la gare de Lausanne. On s'est dit que c'était hyper cher car "à la gare", qu'on attendrait d'être arrivé à destination pour manger moins cher. Ben en fait, non, c'était les mêmes prix partout ! Quelques exemples que j'ai retenu :

  • un sandwich triangle à 6F
  • un menu normal au macdo pour 12 à 15F (bon par contre, macdo végétarien disponible là bas !)
  • une carte de 6 trajets de bus pour 13F
  • une carte pour 6 trajets de train Sion-Sierre (20km) : 40F
  • un kebab en centre-ville de Sion : 20F
  • et le must, une bouteille de 50cl d'eau à l'hôtel : 6F50

Bon, j'en ai fini pour le côté négatif du voyage :) Le reste, on peut dire que c'était vraiment sympa, les paysages sont magnifiques, au cœur des montagnes, le temps était super, assez chaud mais toujours un peu venteux, du coup très supportable. Les deux villes où j'étais, tout était très propre, pas un papier au sol (bon, sauf quelques tags marrants et un nom de rue qui nous a bien fait marrer) :

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Ce qui m'a choqué aussi (dans le bon sens), c'est la politesse des gens. Les chauffeurs de bus, par exemple : à chaque fois qu'une personne descendait du bus, le chauffeur la remerciait d'avoir pris le bus et lui souhaitait une bonne journée ! J'imagine pas ça une seconde chez nous...

En ce qui concerne les conférences que j'ai suivies, la plupart étaient intéressantes, bien que plutôt orientées enseignement. Cela donne toujours super envie de faire de l'enseignement ces présentations. Le jeudi soir, nous sommes allés au Sierre Blues Festival avec d'autres collègues, c'était bien sympa ce petit groupe de différentes villes de France (Lyon, Paris, Nancy, Montpellier, etc.).

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Bref, tout ça était vraiment une super mission. C'était vraiment très fatiguant (changement d'air, concentration toute la journée sur les conférences et ma présentation à faire aussi) mais super sympa !

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Mon élevage de fourmis Messor barbarus

Présentation

Il y a une dizaine d'années, j'ai lu mon premier livre par plaisir (j'entends par là un livre que j'ai choisi et apprécié, pas un livre imposé par l'école), c'était Les fourmis de Bernard Werber. Ce livre m'a vraiment passionné, tant par l'histoire que par les fourmis en elles-mêmes. J'ai découvert que derrière ces petites bêtes insignifiantes se cachait une organisation impressionnante, sans faille. Après cette lecture, j'ai commencé à en apprendre encore davantage sur les fourmis et ai découvert un monde vraiment passionnant.

L'année dernière, j'ai décidé de commencer un élevage à la maison pour deux raisons : observer plus facilement ces petites bêtes chez moi (c'est mieux de les voir en vrai que sur Internet) et avoir la possibilité d'initier mon fils aux fourmis et aux insectes en général (je vois tellement d'enfants avoir peur des insectes ou s'amuser à les écraser, j'ai pas envie que mon fils fasse ça plus tard).

Quand on est petit, on ne connaît que deux types de fourmis : les fourmis rouges-qui-piquent ou les fourmis noires-qu'on-peut-embêter. Il existe en réalité des centaines d'espèces : les fourmis tisserandes, les coupeuses de feuilles, les moissonneuses, les acrobates, les fourmis rousses, les fourmis de feu et bien d'autres. Ces noms sont simplifiés, les vrais noms sont, en fait, Crematogaster scutellaris, Messor barbarus, Lasius niger, Myrmica rubra, Pheidole pallidula, etc.

Chaque espèce à ses particularités, des milieux et conditions de vie bien différents : il y a des fourmis carnivores, des granivores, des fourmis qui mordent, des fourmis qui piquent, des fourmis agressives, des fourmis peureuses, des fourmis polymorphes (différentes formes au sein de la même colonie), des fourmis monogynes ou polygynes (une ou plusieurs reines par colonie), et tant d'autres caractéristiques diverses.

Pour commencer un élevage, il me fallait déjà savoir quelle espèce j'allais élever. Je ne voulais pas de fourmis "piquantes" (avec du venin), je ne voulais pas de fourmis carnivores (je suis végétarien, je voulais des fourmis végétariennes :)), et je voulais des fourmis polymorphes (de différentes formes). En vacances dans le Var l'année dernière, nous sommes tombés sur une place de camping juste à côté d'une fourmilière Messor barbarus :

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C'était assez impressionnant, j'ai tout de suite décidé d'élever cette espèce qui, ça tombait très bien, est granivore, polymorphe, monogyne et sans venin :) La veille de notre départ de ce camping, il y a eu un essaimage et une gyne (future reine) est arrivée sur notre table, j'ai décidé de la ramener chez moi. Pas de bol, en fait, c'était une gyne Crematogaster scutellaris, espèce réputée très prolifique, très agressive et assez venimeuse. Avec mon fils en bas âge et mon chien, j'ai pas osé la garder chez nous et l'ai échangé contre une gyne Messor barbarus sur un forum spécialisé.

Arrivée à la maison

J'ai donc reçu ma reine Messor barbarus dans un tout petit tube à essai le 9 septembre 2015 à la maison (avec 16 minors et une media, 3 sont mortes dans le trajet) :

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Je les ai aussitôt transférées dans un plus grand tube :

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Diapause

Il n'y a eu presque aucune activité dans la colonie en deux mois. En effet, seuls une larve et un œuf étaient apparus depuis leur arrivée, je commençais à me dire que le transport avait vraiment trop traumatisée ma reine et qu'elle ne voulait plus faire de bébés dans ce monde de fou :D

Il y a certaines fourmis qui nécessitent une période de froid, en hiver, où elles se mettent en "hibernation" pour mieux repartir au printemps. C'est le cas des Messor barbarus. Bien que cette espèce ne meure pas sans mise au froid, il est fortement conseillé de le faire. Cette reine vient d'un essaimage à Madrid en 2014, elles n'a pas été mise au froid (en diapause) en hiver 2014, je me suis donc dit que ça ne leur ferait pas de mal d'aller faire un tour au frigo cet hiver. Du coup, une semaine avant, je leur offre un festin pour tenir pour l'hiver :

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Et puis direction le bac à légumes le 14 novembre 2015, pendant 4 mois, jusqu'au 16 mars 2016.

Évolution

La diapause a été favorable, le 9 mai 2016, la première media était née et un beau petit couvain était en cours :

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Déménagement

Le 12 juin 2016, j'ai décidé de les déménager. La réserve d'eau du tube à essai étant vide, je souhaitais leur donner un nouvel habitat, plus grand, permettant à la colonie de grossir encore. Le jour du déménagement, j'ai simplement posé le tube à essai dans le nouveau nid :

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Les premiers pas ont été hésitants, elles ont commencé à vider leurs déchets du tube mais y sont restés de 15h (heure où j'ai mis le tube dans le nid) jusqu'au soir. En allant me coucher, il y avait quelques fourmis explorant le nid mais la reine, le couvain et les graines restaient dans le tube. Le lendemain matin, tout le monde avait élu domicile dans le nid, le tube était vide, le déménagement était terminé.

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Elles n'utilisent, pour l'instant, que le côté du nid (le moins exposé à la lumière), avec le grenier à grain en haut (là où c'est le moins humide) et le couvain en bas. Elles ont désormais une réserve d'eau permanente (chose impossible dans le tube), des graines à gogo et un Ant-Man qui veille sur elles :)

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